Fleurs de béton à Paris (3)

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(rue du Chemin Vert)

Arpenter les rues de Paris avec un appareil photo quand il fait beau, j’adore ça ! Il suffit de lever la tête, de laisser traîner son regard sur les murs ou de se faufiler dans une impasse pour découvrir des tas de petits trésors du street art. Après mes balades de juin 2016 et d’octobre 2017, voici quelques photos de mai 2018 🙂

Manger vegan et bio, c’est fun (le lieu : Véro l’autre cantine au 30, rue Popincourt) :

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50 ans après mai 68, les murs du passage de la Folie-Regnault résonnent…

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Are you a black bloc ?

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Les sans-papiers s’affichent sur les murs :

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A deux pas du cimetière du Père-Lachaise, un chouette hommage à Jacques Higelin, monté au ciel en avril dernier…

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Grimper sur les toits de Paris, rien de plus simple quand on est un kraken (à deux pas du canal Saint-Martin) :

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Vandalisme, ou bienheureuse irruption de l’art dans le train-train quotidien ?

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Ici et maintenant…

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Pour aller plus loin :

  • sur le site de Lundimatin, l’article Vandalisme, Épigraphie a collecté de nombreux graffitis relatifs à la Loi Travail
  • la page La rue ou rien compile un très grand nombre de sympathiques graffitis, souvent tout frais !
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Fleurs de béton à Paris (2)

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Petit billet du soir…

En juin 2016, je postais sur ce blog une petite dizaine de photos réalisées dans Paris lors d’une longue balade à pied à travers plusieurs arrondissements (ici). Je récidive ce soir en partageant quelques clichés pris cet après-midi dans le quartier du centre Beaubourg, par un temps magnifique (merci Fred pour la promenade !). La capitale offre décidément de jolies surprises à tous les coins de rues : sur les murs, en levant la tête vers les balcons, ou à nos pieds. Que ce soit avec des pochoirs, des poèmes ou des dessins, les artistes de l’ombre saupoudrent de beauté et de douceur les rues parisiennes…

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Pour aller plus loin :

  • la fiche du livre Street art, 340 œuvres sur les murs du monde, aux éditions Gründ, est accessible ici
  • la fiche du livre Street art, les 20 plus grands artistes livrent leurs secrets, aux éditions Hugo&Cie, est accessible ici

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Paris, je t’aime

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(pochoir de l’artiste Miss-Tic sur un mur parisien)

Bonjour à toutes et à tous,

Je n’ai pas encore fait le nécessaire pour avoir internet à domicile, ce qui limite un peu mes interventions sur ce blog actuellement.

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Mes derniers bonheurs du moment :

ASSISTER A UNE CONFÉRENCE passionnante de Fabien Girandola sur la dissonance cognitive. Définition de la dissonance cognitive : contradiction (et inconfort qui en résulte), chez un individu, entre une cognition et un acte. Quelques exemples : « je suis choquée par la souffrance des animaux en abattoir mais je continue d’acheter du saucisson Bridou » ; « je rêve d’une planète moins polluée pour mes enfants mais j’utilise ma voiture dès que j’ai 500 mètres à faire » ; « je sais que la cigarette est néfaste pour ma santé mais je fume 1 paquet par jour ». Ce ne sont que des exemples (il s’avère que je ne mange pas de saucisson Bridou, que je n’ai pas d’enfants et que je ne suis pas non plus fumeuse).

Du coup, j’ai commencé à lire Attitudes et comportements : comprendre et changer, de Girandola et Fointiat (éditions Presses Universitaires de Grenoble, 2016).

Cette conférence était organisée à la Cité des Sciences et de l’Industrie, qui propose toutes les semaines des conférences gratuites, relativement accessibles et très éclairantes 🙂

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ALLER AU CINÉMA pour voir La Ferme des animaux : dessin animé de 1954 adapté du roman satirique du même nom de George Orwell, et restauré en 2017. Bande annonce : ici ! Pour information : le film passe encore dans quelques salles parisiennes cette semaine (jusqu’au mercredi 29) ! Attention, il ne s’agit pas un voyage au pays des bisounours mais d’une oeuvre relativement violente (une gamine de 8 ans a pleuré dans la salle pendant la moitié du film) : paysans lâches et avinés, individus soumis et/ou corrompus, individus qui se tuent littéralement à la tâche, révoltes qui finissent dans le sang (et dans le sens)….

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Le roman de Orwell (1945) était une critique virulente du régime soviétique et du stalinisme. Mais quand on regarde le dessin animé et qu’on est végétarienne, on ne peut pas s’empêcher de penser, en outre, qu’il décrit aussi très bien la violence qu’on fait despotiquement subir aux animaux dans notre société actuelle. Comme chacun le sait dorénavant grâce à des vidéos comme celles de l’association L214, les animaux d’élevage n’ont jamais été autant réduits à l’état d’esclaves qu’au XXIe siècle. On sait tous pourtant qu’il s’agit d’êtres sentients (doués de sensibilité) qui aiment jouer, communiquer, profiter de la nature et du rythme des saisons, élever leurs petits et vieillir en paix…

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LIRE Abysses, splendide bouquin de Claire Nouvian édité chez Fayard. Je fantasme sur les créatures bioluminescentes des abysses depuis que je suis gosse (on a tous déjà entendu parler, vu 2-3 représentations, de ce fameux poisson qui se balade avec une lanterne sur la tête !). Le bouquin de Claire Nouvian, une grande passionnée des océans, est une vraie réussite. On y apprend plein de choses grâce aux textes intelligents et accessibles de plusieurs spécialistes des fonds marins. Quant aux photographies, elles font rêver !

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Ci-dessous, un face-à-face plutôt déconcertant : Nemo et sa copine Dora viennent de tomber sur une créature bioluminescente et affublée d’une dentition relativement inquiétante (dans le dessin animé Le Monde de Nemo) :

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ME RÉGALER à la cantine vietnamienne James Bun du 10, boulevard des Batignolles, 75017. Bò bún végétarien délicieux à 11 € ! Produits frais, variés, pleins de fibres et de vitamines. Les nems végétariens sont très bons également (2,50 €), de même que le fondant chocolat-coco (4 €). Pour les boissons, le client a le choix : thés, bières asiatiques, jus de fruits exotiques. Cadre détendu, coloré, bon enfant.

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RECEVOIR MA CARTE de l’école du Louvre pour juin-juillet ! Je me suis inscrite cette année à 3 séries des cours d’été du Louvre (inscription ouverte à tous, sans examen d’entrée, prix abordables) :

  • Histoire et représentations des fleurs dans la peinture, de la Renaissance au XIXe siècle (5 soirées)
  • L’espace japonais (5 soirées)
  • Iconographie des Rois mages (5 soirées)

Je suis ravie 🙂

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Une fois de plus en arrivant à la conclusion de cet article, je ne peux que constater cette douce et merveilleuse réalité : Paris est une corne d’abondance pour qui veut profiter de la vie en multipliant les expériences riches et variées. Vive la culture, vive les rencontres, vive les bonnes initiatives 🙂

Des éperviers au cœur de Paris

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(jardin de la BnF)

N’ayant pas d’ordinateur à domicile actuellement, ma possibilité de rédiger des articles sur ce blog reste extrêmement limité. C’est frustrant !

Hier, à l’occasion des Journées du Patrimoine, j’ai visité toute une partie de la BNF (bibliothèque nationale François Mitterrand) habituellement interdite au public : dernier étage avec une vue ahurissante sur la capitale, système élaboré d’acheminement des livres, « bibliothèque de recherche » (évidemment j’en ai profité pour aller farfouiller dans les bouquins d’art)… 🙂

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Vous le savez peut-être, au cœur de cette construction impressionnante et austère, l’architecte Dominique Perrault a également installé une forêt foisonnante. Il s’agit en quelque sorte d’un morceau de la forêt de Fontainebleau (car Mitterrand aimait beaucoup Fontainebleau), avec plantation d’une flore typique de cette grande forêt située au sud de Paris : pins sylvestres, bouleaux, chênes.

Et bien, j’ai appris hier que cette forêt du cœur de Paris abritait depuis quelques années un couple d’éperviers  🙂 Seuls trois couples d’éperviers ont été recensés à Paris, dont celui-ci. Les voici en photo  🙂

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Le concept : laisser cette forêt évoluer naturellement, que ce soit pour la faune ou pour la flore (intervention d’un jardinier deux fois par an seulement). Hormis les pins sylvestres (environ 200), les bouleaux et les chênes, la forêt de la BnF a également vu des arbres pousser spontanément sur ses 10 000 m² : sureaux, peupliers, sorbiers.

Cette grande forêt rectangulaire porte également le désir de rappeler les cloîtres du Moyen-Âge (le cloître est un jardin clos), et donc bien sûr les moines copistes qui, pas loin du cloître (dans le scriptorium), avaient la fonction essentielle de reproduire d’importants documents écrits.

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Soif de beauté, besoin d’art

Rester dans son état normal quand on vend une maison et qu’on déménage, avec des meubles à vendre, un boulot à assurer, des RV médicaux, un compteur d’eau introuvable, un misérable matelas pneumatique en guise de lit, et qu’on n’a pas encore repéré le Lavomatic du coin, est un véritable challenge !

Heureusement, chaque journée apporte son lot de douceurs et de merveilles. L’Art et la Nature (ah et puis prendre l’apéro en début de soirée), en particulier, m’aident à supporter les pires galères 🙂

Voici quelques-unes de mes jolies expériences des 15 derniers jours :

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Une journée au Louvre

Ce lieu est décidément incroyable. Rien de tel qu’une journée dans le plus grand musée du monde pour retrouver sa sève et voir son cerveau fleurir d’étoiles.

Si je devais parler d’une seule œuvre découverte ce jour là, ce serait peut-être le Triptyque du Repos pendant la Fuite en Égypte, réalisé vers 1480 par le grand peintre primitif allemand Hans Memling. Ce panneau fait un peu moins de 50×30 cm. Nombreux détails émouvants, grand raffinement, couleurs à couper le souffle !

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Des lotus à profusion

Le parc floral et tropical de la Court d’Aron (Vendée) permet de faire, en quelques heures, le tour du patrimoine botanique mondial.

Véritable point d’orgue de ce parc, le lac des lotus, traversé par une passerelle en bois qui permet aux visiteurs une « immersion » enchanteresse.

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Ce lac fleuri apporte un grand moment de détente, de contemplation et d’inspiration. On y croise des libellules variées et des grenouilles pas trop farouches, dont on imagine qu’elles adorent, tout autant que les visiteurs, cet endroit béni des dieux 🙂

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Pins dans la brume

C’est en feuilletant Soleil rouge (un livre d’art sur les chefs-d’œuvre de la peinture japonaise, par la spécialiste Nelly Delay, aux éditions Phébus) que j’ai découvert ces incroyables pins dans la brume :

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Il s’agit d’un paravent à six feuilles, réalisé par Hasegawa Tôhaku (1539 1610) à l’encre de Chine. Quelle merveille.

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Un défilé de belles voitures

La Traversée de Paris (rien à voir avec le film) est un événement biannuel (juillet et décembre), organisé depuis 9 ans par l’association Vincennes en anciennes, qui permet d’admirer le défilé de 700 magnifiques voitures de collection ! Une galerie de photos de décembre 2015 est disponible sur le site officiel, ici.

Voici une sélection des photos que j’ai prises le dimanche 31 juillet :

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Le premier jour du reste de ta vie

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(photo de Quentin de Briey)

J’ai signé mon bail ce week-end et j’ai les clés de mon appart le samedi 16 juillet. Je passe de 100 m² à 20 m² mais j’ai la banane. C’est grave docteur ?

Points forts du nouveau nid :

  • du beau et vieux parquet (il est bon de réaliser certains fantasmes)
  • de la lumière (lumière = allégresse)
  • un balcon (vive les aromates)
  • pas de vis-à-vis direct (= liberté)
  • une rue calme
  • une gardienne
  • un parc à 7 minutes à pied (avec plein de vieux arbres)
  • le métro à 2 minutes à pied
  • Paris à 10 minutes en métro

Point faible transformé en point fort : la mini-surface, qui me permet de :

  • faire le tri entre le superficiel et l’essentiel (un balai fait moins de bruit qu’un aspirateur encombrant)
  • ne garder que mes objets préférés
  • faire preuve d’inventivité
  • retrouver la légèreté de mes 20 ans

Points faibles : aucun, si ce n’est que je n’ai pas encore repéré le Lavomatic du coin.

Challenges :

  • organiser un espace pour mes bouquins
  • idem pour mon matériel de dessin et de fabrication de bijoux
  • me décider intelligemment entre : lit-coffre, lit gigogne ou tatami (l’idée de vivre « près du sol » me travaille sérieusement)

Fleurs de béton à Paris

Aujourd’hui, balade dans Paris par temps ensoleillé. Ci-dessous, un petit aperçu de ce qu’on peut voir dans la capitale en flânant pendant 1 heure.

Alice au pays des merveilles revisitée par le street art :

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Une mystérieuse tour, émergeant discrètement derrière les immeubles du Marais :

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Des créatures bleu cobalt envahissant joyeusement la façade du squat artistique du 59, de la rue de Rivoli (portes ouvertes toute l’année) :

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Suis-je la seule à voir ici un kimono ?
Je suis sûre que non 🙂

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Les jolis mots de la rue :

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C’est bon le Japon ! est un festival culinaire japonais sympathique, une fois par an, avec dégustation de saké, pâtisseries variées délicieuses, bentos, vaisselle artisanale, ateliers…

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PS : merci pour l’appareil photo, Rodolphe !