« Mon père, maréchal-ferrant, ne voulait pas entendre parler de viande de cheval »

Si, depuis quelques années, les Français se montrent plus sensibles au sort des animaux d’élevage, le nombre de végétariens et de végétaliens demeure faible dans l’Hexagone, ne dépassant pas le modeste seuil des 5 %. Comme tous les végétalien/nes du pays, je vis donc plus ou moins entourée de personnes carnistes ou flexitariennes.

Dans ce contexte, je projette d’interviewer des personnes d’âges différents, toutes de sexe masculin, sur leur rapport à la viande et aux animaux. Il s’agira de consommateurs de viande, de flexitariens et de personnes engagées sur la voie du végétalisme. Première personne interviewée : mon beau-père (le mari de ma mère), Jacky, 76 ans

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(Jacky, Noirmoutier, 2018)

Amateur de plats traditionnels et de viande, Jacky a longtemps été le cuistot de la famille. Depuis quelques années, il vit une situation peu confortable : sa seconde femme et deux de ses belles-filles (ma sœur et moi-même) ont drastiquement changé d’alimentation. Les réunions familiales présentent donc une configuration peu courante : à table, la supériorité numérique revient aux adeptes du végétal…

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INTERVIEW du JEUDI 27 DÉCEMBRE 2018, à LA ROCHE-SUR-YON

Céline : Depuis quelques années, le bien-être animal et le véganisme sont  des sujets régulièrement traités dans les médias. Quel est ton avis sur cette évolution de la société ? 

Jacky : Certains actes abominables ont été commis dans les abattoirs et les Français qui sont sensibles au sort des animaux veulent lutter contre ces abus. Je trouve ça normal et je condamne également ces actes. Je suis sensible à la défense des animaux et je déplore les méchancetés qu’on leur fait parfois subir…

Mais interdire aux gens de manger de la viande, je trouve ça ridicule. C’est une contrainte très forte. Le cassoulet, la choucroute, appartiennent à notre patrimoine culinaire, et manger de la viande fait partie de notre manière de vivre. Pour les manger, il faut tuer les animaux de façon correcte… Il faut aussi leur offrir une belle vie, dehors ; les alimenter correctement, avec de l’herbe et pas de la farine trafiquée.

Pour revenir aux abattoirs, selon moi, filmer les abattoirs est un problème car il s’agirait d’une intrusion dans la vie des employés. Je n’aime pas l’idée des caméras dans les rues, alors dans les abattoirs… Je serais plus favorable à une surveillance humaine par du personnel compétent. Les abattoirs qui abusent doivent être fermés et remis aux normes. Mais il ne faut pas oublier que les gens qui tuent des animaux, en tuent des centaines. On peut comprendre qu’ils soient fatigués et qu’ils finissent par faire n’importe quoi…

Céline : Les comportements alimentaires ont beaucoup changé au sein même de ta famille. Ta femme ne mange quasiment plus de produits animaux. L’une de tes belles-filles ne mange quasiment plus de viande ni de poisson. Quant à moi, je suis végétalienne. Comment tu le vis ? 

Jacky : Je le vis assez mal… Quand on est en couple avec quelqu’un qui ne mange plus de viande ni de poisson, la préparation des repas se complique : il y a le repas de celui qui mange de la viande, et le repas de celui qui mange des végétaux. Je ne me prends pas non plus trop la tête, mais tu vois, aujourd’hui, par exemple, j’ai dû préparer ma viande à l’avance pour pouvoir la faire réchauffer juste avant le repas, et laisser le four disponible pour ceux qui mangent végétalien. C’est contraignant. J’ai d’ailleurs le sentiment qu’on ne pourrait pas demander les mêmes efforts aux végétaliens…

Céline : Enfant, quel était ton rapport aux animaux ? En avais-tu à la maison, et lesquels ?

Jacky : Quand j’étais petit, à Benet, en Vendée, nous avions surtout des chats. Et mon père était maréchal-ferrant et forgeron à son compte : il ferrait et soignait les chevaux. Il avait un amour particulier pour ces animaux et il ne fallait pas leur faire de mal. Si manger de la vache ne lui posait pas de souci, il ne voulait pas entendre parler de viande de cheval. Je n’ai pas beaucoup échangé avec lui car nous avions une grande différence d’âge, mais il m’a parlé des atrocités de la Première Guerre avec ces animaux. Les chevaux mouraient sur le champ de bataille, ou d’épuisement sur les routes. Ils étaient alors parfois dépecés sur place pour la nourriture… Cela ne m’a pas empêché de manger du cheval : en effet, en 1956 et jusqu’aux années 60, alors que j’étais apprenti typographe, un de mes camarades était en apprentissage de boucher chevalin. Quand j’étais invité dans sa famille, on mangeait donc du cheval…

(chevaux effrayés par le cadavre d’un congénère, guerre de 14-18, photo BNF)

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« Aux chevaux éventrés par les obus, crevés de misère et de fatigue, empoisonnés par les gaz, vomissant leurs entrailles dans la boue et dans le sang en attendant d’être dépecés par les hommes affamés… »

Ernst Johannsen, Cheval de guerre, 1929

 

(les chevaux condamnés à l’enlisement étaient abattus, guerre de 14-18, photo BNF)

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Céline : Parmi les nombreuses causes animales dont on entend parler, y’en a-t-il une qui te fait particulièrement réagir ? 

Jacky : Si je trouve normal de manger les animaux, je trouve aussi qu’on doit s’assurer de leur bien-être, d’une façon générale. Mais si on remonte au temps des mines à charbon, je trouve inhumaine la façon dont on a utilisé les chevaux dans les mines : on descendait ces chevaux dans les galeries pour épargner aux hommes de tirer les chariots. Ils attrapaient la même maladie que les humains – la silicose -, et mouraient en sous-sol sans que personne ne leur vienne en aide. C’était de l’esclavage animal… Ça rendait les bêtes folles… Elles mouraient d’épuisement, de maladie, sans avoir revu le ciel. On descendait ces chevaux en sachant qu’ils ne remonteraient pas…

(descente d’un cheval dans la mine, photo Centre historique minier)

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« Un train de berlines surgit, tiré par Bataille, le doyen de la mine, un cheval qui a fait dix ans de fond. Depuis dix ans, il vit dans ce trou, occupe le même coin de l’écurie, fait la même tache le long des galeries noires sans avoir jamais revu le jour. L’âge venant, ses yeux de chat se voilent parfois d’une mélancolie. Peut-être revoit-il au fond de ses rêvasseries obscures le moulin où il est né, près de Marchiennes ? Un moulin, entouré de larges verdures, éventé par le vent.  Il reste alors la tête basse, tremblant sur ses vieux pieds, faisant d’inutiles efforts pour se rappeler le soleil. Mais voici que l’on descend un autre cheval. L’émotion est palpable car il arrive parfois que la bête, saisie d’une telle épouvante, débarque morte. Enfin, après trois minutes de descente, il apparaît avec son immobilité de pierre, son œil fixe, dilaté de terreur. C’est Trompette, un cheval de trois ans, qui couché sur les dalles de fonte ne bouge toujours pas, semblant dans le cauchemar de ce trou obscur, infini, de cette salle profonde retentissant de vacarme. Alors Bataille s’approche, allonge le cou pour flairer ce compagnon. Il éclate tout à coup d’un hennissement sonore, d’une musique d’allégresse. C’est la bienvenue, la joie de ces choses anciennes dont une bouffée lui arrive, la mélancolie de ce prisonnier de plus qui ne remontera que mort. »

Germinal, Émile Zola, 1885


Céline : C’est sordide…
J’ai une dernière question à te poser. Est-ce que tu associes la viande à la santé ? J’ai l’impression qu’à tes yeux, pour être résistant, fort, il faut manger de la viande…

Jacky : Pour moi, la priorité, c’est la santé. Et les médecins disent qu’il faut varier. On se rendra peut-être compte un jour que ceux qui ne mangent que des végétaux sont malades. A une époque, on était content de donner de la viande à son enfant pour qu’il se requinque. Dans les hôpitaux, les patients qui étaient opérés très fortement, avec de grandes cicatrices, on leur donnait de la viande pour les aider à se retaper… Quant à moi, j’ai mangé beaucoup de viande dans ma vie et je ne suis pas malade. Croire qu’il y a de tout dans les végétaux, je trouve ça bizarre. Et puis, je me méfie de ce qu’ils mettent dans les alternatives végétales qu’on trouve en magasin. Par exemple, j’ai goûté le « faux gras » bio que mangent les vegan, ça a un très bon goût, ça ressemble beaucoup à du foie gras, et je me demande ce qu’ils mettent dedans pour que ça y ressemble autant. Je considère qu’on ne peut pas faire, uniquement avec des végétaux, un produit qui a le goût du foie gras…

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Pour aller plus loin :

  • l’historien Éric Baratay, qui s’est beaucoup intéressé aux animaux, a écrit un ouvrage de référence sur l’exploitation des animaux pendant la Première Guerre mondiale : Bêtes de tranchées, aux éditions CNRS, 2013
  • voici une page intéressante sur les chevaux de mineur
  • sur la rubrique Vegan pratique de son site, l’association L214 nous explique de façon simple et pédagogique pourquoi une alimentation végétale variée est bonne pour la santé !
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Fleurs de béton à Paris (3)

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(rue du Chemin Vert)

Arpenter les rues de Paris avec un appareil photo quand il fait beau, j’adore ça ! Il suffit de lever la tête, de laisser traîner son regard sur les murs ou de se faufiler dans une impasse pour découvrir des tas de petits trésors du street art. Après mes balades de juin 2016 et d’octobre 2017, voici quelques photos de mai 2018 🙂

Manger vegan et bio, c’est fun (le lieu : Véro l’autre cantine au 30, rue Popincourt) :

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50 ans après mai 68, les murs du passage de la Folie-Regnault résonnent…

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Are you a black bloc ?

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Les sans-papiers s’affichent sur les murs :

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A deux pas du cimetière du Père-Lachaise, un chouette hommage à Jacques Higelin, monté au ciel en avril dernier…

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Grimper sur les toits de Paris, rien de plus simple quand on est un kraken (à deux pas du canal Saint-Martin) :

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Vandalisme, ou bienheureuse irruption de l’art dans le train-train quotidien ?

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Ici et maintenant…

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Pour aller plus loin :

  • sur le site de Lundimatin, l’article Vandalisme, Épigraphie a collecté de nombreux graffitis relatifs à la Loi Travail
  • la page La rue ou rien compile un très grand nombre de sympathiques graffitis, souvent tout frais !

Animaux marins : le plastique, c’est diabolique

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Le chiffre fait franchement froid dans le dos : 8 millions de tonnes de plastique finissent dans l’océan chaque année ! En quelques décennies, l’espèce humaine aura ainsi plastifié la planète et fait émerger, à la surface de tous les océans, plusieurs « continents de plastique ». Il s’agit d’immenses amas de déchets, dont les premières victimes sont les animaux. En effet, les déchets en plastique intoxiquent, blessent et, souvent, tuent les animaux marins 😦

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Les 5 continents de plastique

06 bisLes scientifiques identifient principalement 5 océans de plastique : des tonnes de plastique rejoignent continuellement les gyres océaniques (tourbillons formés par les courants marins) pour former d’immenses « soupes de plastique » (celle du Pacifique Nord ferait 3 fois la taille de la France, réunissant 80 000 tonnes de déchets, dont une large partie de matériel de pêche abandonné en mer, comme dans tous les océans par ailleurs).

Malheureusement, le plastique est encore et toujours un marché en expansion, et les lobbys de la production plastique sont puissants. Ainsi, les spécialistes estiment qu’en 2050, l’être humain aura déversé 12 milliards de tonnes de plastique dans les océans… au secours !

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Les animaux, premières victimes du plastique

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Les animaux (oiseaux marins compris) sont les premières victimes du plastique, et cela pour de multiples raisons :

  • les déchets de plastique les emprisonnent, les étranglent (filets de pêche), les étouffent, entravent leurs mouvements (et la croissance des jeunes), les paralysent…
  • les animaux avalent les déchets en plastique parce qu’ils les confondent avec leur nourriture, et en meurent souvent : à titre d’exemple, les tortues ingèrent des sacs en plastique en pensant qu’il s’agit de méduses (leur mets favori)
  • non seulement les déchets en plastique terminent leur étrange voyage dans l’estomac des animaux, mais en plus, ils intoxiquent leurs tissus (le plastique étant bourré de chimie)
  • le micro-plastique (plastique micro-fragmenté au fil du temps sous l’action du soleil et du sel de mer, ou encore micro-particules de plastique provenant de produits tels que les produits cosmétiques : exfoliant, dentifrice…) est présent dans tout la chaîne alimentaire, depuis le zooplancton jusqu’aux mammifères marins (et aux humains)

L’ONG WWF résume ainsi le rôle absolument dramatique que joue le plastique dans la vie des animaux :

Les plastiques, qui ont envahi nos océans en milliards de particules ou en déchets de plus grande taille, ont non seulement un impact mécanique sur les animaux qui les ingèrent ou qui s’y emmêlent, mais aussi un impact chimique car leurs composés (comme les phtalates) se dissolvent dans le milieu naturel et intègrent également la chaîne alimentaire.

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Le plastique, un monstre alimenté par nos habitudes de consommation

Depuis les années 1950, le plastique a pris une ampleur monstrueuse sur notre planète car il est devenu omniprésent dans notre quotidien : santé, loisirs, transports, récipients de produits ménagers, alimentation, jouets pour enfants, ordinateurs, téléphones…

Beach pollution. Plastic bottles and other trash on sea beach

Si l’on sait que le plastique est indispensable dans certaines domaines (matériel médical par exemple), on sait aussi qu’il est possible de faire une croix sur le plastique dans de nombreux univers : jouets pour enfants, suremballage (tout ce qu’on achète aujourd’hui est emballé…), pailles, gobelets jetables… Il ne tient donc qu’à chacun de nous de limiter les dégâts en modifiant nos habitudes de consommation !

Concrètement, dans le monde, seul 9 % du plastique est recyclé, 12 % brûlé et 79 % dispersé dans les décharges et dans l’environnement.

2 milliards d’habitants sur notre planète n’ont pas de système de ramassage/traitement des déchets. C’est le cas d’une large partie de l’Asie, alors même que cette région du monde produit une quantité particulièrement importante de plastique ! En outre, l’incinération et les déchetteries occasionnent de toute façon beaucoup de pollution et de maladies.

Ci-dessous, le surfer Dede Surinaya photographié par Zak Noyle en Indonésie, plus précisément à Java, l’une des îles les plus polluées du monde :

photographe Zak Noyle

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Pour aller plus loin :

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Poèmes d’hiver du bout du monde

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(nid douillet d’une geisha)

Quelle allégresse, il neige en région parisienne !

La neige a toujours inspiré les artistes : les peintres flamands comme Peter Bruegel, les impressionnistes et Sisley en particulier, les peintres naïfs de Russie, mais aussi les artistes asiatiques.

En Chine et au Japon, chaque saison est considérée comme profondément poétique. Les beautés de l’hiver invitent à la contemplation et la neige réjouit les cœurs. L’architecture japonaise propose d’ailleurs des « fenêtres pour contempler la neige » (yukimi shoji).

Très loin des préoccupations occidentales, la poésie asiatique n’est pas une performance ou un exercice de style. Bien au contraire, elle se caractérise par le dépouillement, l’humilité : pas d’artifices, pas de rimes, pas de digressions, pas d’ego. Pourquoi ? Parce qu’en Asie, on écrit des poèmes dans le seul but de retranscrire, avec intimité, la beauté pure et intrinsèque des détails de la nature (la douceur et le silence d’un matin de neige, la silhouette émouvante d’un vieil arbre tordu, la magnificence d’un paysage de montagnes et de brumes…) et non pas d’inventer d’autres mondes pour fuir la réalité. Les lettrés japonais et chinois ne souhaitent en aucun cas transformer ce qu’ils voient. Leur seule ambition : louer la beauté du monde et les joies du corps.

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Voici quelques jolis haïkus (poèmes japonais en 3 vers et 5/7/5 syllabes) sur le thème de l’hiver et de la neige :

dénuement hivernal
des petits oiseaux picorent
l’ail odorant dans le potager
(Buson ~ 1716-1783)

elle couvre soit la tête
soit les pieds
la vieille couverture
(Buson ~ 1716-1783)

assoupi
caché en moi-même
réclusion hivernale
(Buson ~ 1716-1783)

sans leurs cris
des hérons on serait privé
matin de neige
(Chiyo Ni ~ 1703-1775)

dormant seule
réveillée par le gel nocturne
pur ravissement
(Chiyo Ni ~ 1703-1775)

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Voici maintenant quelques poèmes chinois :

du feu plein le poêle
du vin plein la gourde
de la neige plein la cour
(Wei Chuang ~ 836-910)

j’ai assez de bûches
pour passer
cette longue nuit
(Tang Yin ~ 1470-1523)

je bourre le poêle jusqu’à ce qu’il rougeoie et mets tous mes vêtements
mais c’est seulement après une coupe que je ressens une chaleur euphorique
les gens disent qu’après le givre le froid est insupportable
ils ignorent qu’il y a du printemps dans une jarre de vin
(Yang Wan li ~ 1127-1206)

Les deux estampes japonaises de cet article sont des œuvres de Ohara Koson.

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Pour aller plus loin :

En route pour 2018 !

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J’aime bien faire, chaque année, un point sur toutes les bonnes choses de l’année précédente. Voici pour 2017 :

  • j’ai assisté à des tas de conférences passionnantes, sur des thèmes aussi variés que la santé (le microbiote intestinal), la politique et l’Histoire (les murs dressés à travers le monde, Malcolm X, l’agriculture bio), la Chine (philosophie, peinture), la psychologie (la dissonance cognitive), et bien sûr les animaux (la photographie animalière, les intelligences animales, les pandas, les araignées, la libération animale, l’antispécisme…)
  • j’ai visité des musées, découvert de belles expositions (les voitures de collection au salon Rétromobile, les créations Disney au Musée de l’Art Ludique…)
  • j’ai donné mon sang régulièrement
  • j’ai découvert la peinture expressionniste de Alexej von Jawlensky et de Gabrielle Münter
  • j’ai passé une journée de rêve au Salon du Livre !
  • j’ai suivi, avec bonheur, plusieurs émissions littéraires régulièrement : « Le Masque et la Plume » sur France Inter, « Bibliothèque Médicis » sur LCP, « La Grande Librairie » sur France 5
  • j’ai beaucoup lu
  • j’ai adoré La Terre de Zola et Le Chœur des femmes de Martin Winckler
  • je suis devenue végétalienne
  • j’ai participé à la marche Fermons les abattoirs
  • j’ai découvert plusieurs restaurants végétariens, végétaliens
  • j’ai observé et appris plein de choses sur les animaux
  • j’ai passé une semaine magnifique dans le Finistère
  • j’ai moins peur du dentiste 😀
  • j’ai découvert des aliments formidables : noix du Brésil, chou kale, patate douce…
  • je me suis accrochée à mon projet de réorientation professionnelle, malgré plusieurs facteurs de doute, de stress et de découragement
  • j’ai réussi mes examens d’entrée à l’Ecole des Métiers de l’Information

Ce que je souhaite pour l’année 2018 : j’ai l’impression que le genre humain commence enfin à regarder la faune, la flore et l’environnement avec plus de respect et de curiosité, moins d’anthropocentrisme. Pourvu que ça s’accélère. La lutte continue !

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Mes burgers vegan préférés sur Paris

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(miam miam, chez Hank Burger)

Pour ceux qui se poseraient encore la question, non, les termes « junk food » et « vegan » ne sont pas antinomiques. Car oui, on peut aimer les animaux et avoir envie, de temps en temps, de manger absolument n’importe quoi. Et quand c’est délicieux, c’est encore mieux !

J’ai enfin mis les pieds chez Super Vegan, le fast-food qui n’oublie pas d’être éthique ET de proposer des plats délicieux. Concrètement, les deux meilleurs burgers vegan que j’ai consommés jusque là sont ceux de Hank (55, rue des Archives, 75003) et de Super Vegan (118, rue des Moines, 75017), deux restaurants cruelty free tenus par des vegans. Super Vegan propose également le burrito et le kekab (à la même adresse). Quant à Hank, l’enseigne propose également des pizzas (rue de Gravilliers cette fois).

Dans les deux cas :

  • consommation sur place ou à emporter au choix
  • accueil sympathique
  • ambiance bon enfant
  • animaux admis 🙂
  • attention : très gros risque d’addiction car franchement, on s’en lèche les babines 🙂

Ci-dessous, des photos de Super Vegan 

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Et ci-dessous, des photos de Hank Burger

Le burger en version béarnaise, en bas à droite, est tout simplement à tomber par terre…

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Pour aller plus loin :

  • le site Vegoresto recense tous les établissements en France qui proposent des plats végétariens ou végétariens, c’est très pratique : ici
  • Super Vegan a un site et une page Facebook
  • Hank également a un site et une page Facebook

La vie est un terrain de jeux

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Malgré mes tests d’évaluation qui approchent à grands pas (je postule pour une formation de 8 mois à l’Ecole des Métiers de l’Information), je reste à peu près zen.

Mes petits et grands plaisirs du moment :

  • me jeter à corps perdu dans un roman : La Terre de Zola
  • bientôt lire Pot-Bouille du même auteur
  • découvrir plusieurs restaurants végétaliens (et en particulier le fast food Super Vegan, voir article suivant)
  • boire des tisanes à longueur de journée
  • donner mon sang à l’Etablissement Français du Sang
  • observer des animaux
  • aller voir A beautiful day au cinéma, en particulier pour Joachim Phoenix
  • cuisiner (100% vegan évidemment)
  • découvrir le chou kale et ses vertus (voir ci-dessous)
  • transformer mon studio de 18m² en nid, trouver le fauteuil parfait, changer les posters
  • faire la marmotte

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Le chou kale : un super-aliment pour les vegans

Le chou kale connaît en ce moment une poussée de popularité (d’abord aux Etats-Unis, maintenant en Europe). On l’utilise beaucoup dans les smoothies. Chez les végétaliens, il est particulièrement apprécié pour sa haute teneur en calcium. Pour préserver ses nombreuses vertus nutritives, il est préférable de le consommer cuit à la vapeur ou idéalement, cru.

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En ce qui me concerne, je l’émiette (cru) dans une poêlée de riz et de légumes, à feu doux, 2-3 minutes avant consommation (juste pour l’attendrir). Ci-dessous : poêlée avec huile d’olives, branches de brocolis, champignons émincés, riz blanc, chou kale émietté, sel et poivre. C’était super bon 🙂

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Pour aller plus loin :

  • découvrez les vertus du chou kale : ici
  • tout un tas de conseils et de recettes vegan : ici