Cause végane : à l’assaut du Ministère de la Santé !

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(dessin de Anita Jeram)

Alléluia !

Désolée, je m’emporte 🙂 Mais il y a de quoi ! En effet, cet après-midi, le journal internet de France-Soir a publié une tribune qui, soyons-en sûrs, va marquer les esprits et, de plusieurs manières, modifier les comportements : il s’agit d’un manifeste pro-végétalien signé par 40 spécialistes de la santé (principalement des nutritionnistes) 🙂

Pour lire la tribune en question, cliquez ici : L’alimentation végane est saine et viable, à tous les âges de la vie.

Le but n’est pas tant de rassurer les végétaliens (la plupart d’entre eux savent ce qu’il faut manger pour avoir la pêche) que de faire avancer la société française en exigeant du gouvernement des recommandations officielles (on a un bon gros train de retard par rapport à la Belgique, à l’Angleterre, au Portugal, au Canada ou aux États-unis) !

Il s’agit aussi, évidemment, de dézinguer au passage les plus insupportables parasites de la cause végétalienne : les lobbys de la bidoche et des produits laitiers, mais aussi les médecins qui cumulent les conflits d’intérêt avec des grands groupes tels que Danone.

Je vous copie-colle ici un extrait de la tribune, qui me transporte littéralement de bonheur 😀 :

Nous soussignés, médecins, nutritionnistes, professionnels de santé, appelons ainsi le ministère de la Santé à reconnaître que l’alimentation végane/végétalienne est possible à tous les âges de la vie, et à l’inclure -avec ses avantages, ses contraintes, ainsi que les sources véganes de protéines et de minéraux- dans une mise à jour des publications officielles : Programme National Nutrition Santé (PNNS), pyramide alimentaire officielle, etc.

Par ailleurs, nous appelons les médias à être attentifs aux conflits d’intérêts potentiels chez les professionnels de santé invités à exprimer dans leurs colonnes ou sur leur antenne leur opinion sur le véganisme, et à exiger de ces derniers une opinion fondée sur des données scientifiques sourcées.

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Et si cette tribune s’adresse en premier lieu au Ministère de la Santé, elle devrait également faire réfléchir les médecins (les toubibs réfractaires au végétalisme sont épouvantablement nombreux, au détriment de la santé de ceux qui arrêtent de consommer des produits animaux sans être correctement informés sur les bases du végétalisme) et les omnivores entêtés. L’article rappelle par exemple que le régime végétalien est parfaitement adapté aux enfants et aux nourrissons s’il est bien suivi.

Parmi les nombreux signataires de cette lettre ouverte, Jérôme Bernard Pellet, un nutritionniste profondément respecté par les végétaliens pour ses connaissances, son intégrité, sa persévérance. Je profite de ce billet pour partager 3 vidéos dans lesquelles il s’exprime de façon claire et pédagogique sur : les bases de la nutrition végétale, la simplicité du régime végétalien ou encore le mythe des protéines animales.

Vous aimez les animaux ? vous les respectez ? vous souhaitez accorder vos comportements à vos valeurs ? alors ce n’est pas compliqué, devenez vegan 🙂

vegan-blog-1(dessin de Insolente Veggie)

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Balade automnale aux serres d’Auteuil

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(serres d’Auteuil, photographie de F. Moncel glanée sur le net, 2012)

Dimanche 22 octobre, 15 heures, porte d’Auteuil : atmosphère pluvieuse et bourrasques hostiles, 10°C, on s’emmitoufle et on se planque sous les parapluies. Dix minutes plus tard, à l’intérieur des illustres serres d’Auteuil : climat chaud et moite, pas un souffle de vent, 21°C. Le contraste est saisissant et pas désagréable, surtout quand on entend la pluie tambouriner au dessus de nos têtes, sur les toits de verre et de métal…

Une serre réservée à la famille des orchidées, une autre qui abrite les bégonias, une troisième qui nous permet de déambuler au milieu d’une forêt de cactus… C’est à Jean-Camille Formigé (1845-1926) que l’on doit l’architecture de ces constructions majestueuses et délicates, peintes en turquoise.

Selon les saisons, les serres d’Auteuil offrent des surprises bien différentes. Certes, octobre n’est pas le mois idéal pour admirer le plus grand nombre de floraisons, mais cela n’enlève rien au plaisir de la balade. Notons, entre autres, le charme qu’apportent les différents points d’eau, que ce soit la mare tropicale qu’égayent les carpes japonaises (dans la serre principale) ou la fontaine romantique joyeusement envahie de papyrus et de prêles (dans le jardin).

Merci Erika pour cette après-midi photo conviviale. Je ne suis décidément pas douée pour la photographie (encore faut-il que je prenne un jour la peine de consulter le mode d’emploi de mon modeste appareil !), mais j’ai apprécié cet exercice ludique et contemplatif, qui donne envie de se métamorphoser en fourmi, papillon, oiseau ou goutte de rosée…

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Pour aller plus loin :

  • Quelques mots sur les serres d’Auteuil : ici
  • Calendrier des floraisons des serres d’Auteuil : ici
  • Différence entre macrophotographie et proxyphotographie : ici

Fleurs de béton à Paris (2)

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Petit billet du soir…

En juin 2016, je postais sur ce blog une petite dizaine de photos réalisées dans Paris lors d’une longue balade à pied à travers plusieurs arrondissements (ici). Je récidive ce soir en partageant quelques clichés pris cet après-midi dans le quartier du centre Beaubourg, par un temps magnifique (merci Fred pour la promenade !). La capitale offre décidément de jolies surprises à tous les coins de rues : sur les murs, en levant la tête vers les balcons, ou à nos pieds. Que ce soit avec des pochoirs, des poèmes ou des dessins, les artistes de l’ombre saupoudrent de beauté et de douceur les rues parisiennes…

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Pour aller plus loin :

  • la fiche du livre Street art, 340 œuvres sur les murs du monde, aux éditions Gründ, est accessible ici
  • la fiche du livre Street art, les 20 plus grands artistes livrent leurs secrets, aux éditions Hugo&Cie, est accessible ici

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L’enfant, un espoir pour l’animal

Comme-toi

Comment apprendre aux enfants la bienveillance envers les animaux ? comment les sensibiliser au respect de toutes ces créatures mystérieuses et pourtant si semblables aux êtres humains en de nombreux points ?

C’est ce à quoi s’est attelé Jean-Baptiste Del Amo avec ce joli livre de 24 pages, Comme toi, aux éditions Gallimard Jeunesse (septembre 2017) à 9,90 €.

Écrivain français talentueux, Jean-Baptiste Del Amo a obtenu le prix Livre Inter pour Règne animal en mai 2017 (un roman qui parlait déjà beaucoup d’animaux). Il milite pour la cause animale au sein de l’association L214.

La dessinatrice, Pauline Martin, n’en est pas à son premier ouvrage pour enfants. Elle a par exemple déjà illustré Mon amour, Un amour de petite sœur ou encore Ce que papa m’a dit.

Voici un extrait du texte de Comme toi, égrainé page après page, avec philosophie et douceur :

Comme toi, j’aime la douceur, les câlins et les caresses. Savoir que quelqu’un me protège. Comme toi j’aime jouer avec mes copains, et parfois faire des bêtises ! Comme toi j’ai mon caractère. Je suis unique parmi tous mes semblables. Et même si nous sommes tous différents, j’ai comme toi un cœur qui bat…

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Sans en avoir l’air, cet ouvrage, à lire aux enfants dès 3 ans, leur apprend énormément de choses sur ce que nous avons en commun avec les bêtes (nos animaux domestiques, mais aussi les animaux d’élevage et les animaux sauvages comme l’écureuil, le gorille ou encore le tigre). Car, comme nous :

  • les animaux ont une famille
  • ils tissent des liens, des affinités avec d’autres individus de leur « tribu »
  • ils apprécient la douceur, la tendresse, les câlins
  • ils ont besoin de leurs parents, de se sentir protégés quand ils sont jeunes
  • ils aiment jouer
  • ils souffrent physiquement
  • ils souffrent mentalement, ont des angoisses, des peurs
  • ils ont chacun leur caractère
  • ils ont des besoins vitaux, mais aussi des préférences
  • ils ne peuvent s’épanouir que dans un milieu qui répond à leurs besoins
  • ils communiquent entre eux
  • ils transmettent, inculquent et apprennent
  • ils ont besoin d’être libres de leurs mouvements pour être heureux

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Les animaux ne nous doivent rien et nous n’avons moralement pas le droit de les exploiter. C’est évidemment l’idée que souhaite transmettre Jean-Baptiste Del Amo aux enfants (naturellement ouverts à la question), sans pour autant braquer les parents (souvent moins empathiques ou moins ambitieux) : stop aux cirques, stop aux zoos, stop à la consommation de produits animaux. Si ce n’est pas vous qui faites la révolution, ce sera vos jolies têtes blondes. Encourageons-les 🙂

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Pour aller plus loin :

  • le site officiel de l’association L214 se trouve ici
  • j’ai consacré un article à la psychologue Dominique Droz, spécialisée dans les difficultés de l’enfant, suite à sa conférence sur l’importance des animaux pour les enfants, ici, en 2016 : L’animal dans le cœur des enfants
  • j’ai consacré un article au roman Règne animal de Jean-Baptiste Del Amo, cet été, ici : Des animaux et des brutes

 

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Poétique de la libellule

Daniel Magnin

(photographie de Daniel Magnin)

Quand on grandit au bord d’une rivière, on côtoie naturellement les libellules et les grenouilles. Ces animaux habitent mon imaginaire et avec le temps, cet attrait n’a fait que grandir. Quoi de plus merveilleux qu’une nuée de libellules batifolant au dessus de la végétation verdoyante d’un point d’eau ? quoi de plus harmonieux et de plus inspirant qu’une demoiselle qui vient délicatement se percher sur sa brindille, au dessus d’une rivière ensoleillée, royaume de saules, de joncs ou d’herbes folles ?

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L’ouvrage Ma vie de libellule vient de paraître aux éditions de la Salamandre. J’ai succombé, je l’ai acheté ! Et j’ai pu constater avec bonheur qu’il était en très bonne place sur la table du rayon Animaux de la librairie. Il s’agit du travail de collaboration de deux amoureux de la nature : le photographe Daniel Magnin et le philosophe et naturaliste Alain Cugno, qui avait déjà écrit, entre autres, La Libellule et le Philosophe, aux éditions de l’Iconoclaste.

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Ce livre retrace avec pédagogie et humour tout le cycle d’une fée d’eau douce : ponte, vie de larve, éclosion, vie aérienne, chasse, accouplement, et de nouveau, ponte. Les libellules s’y expriment à la première personne, ce qui favorise l’immersion du lecteur dans l’univers de l’animal, mais également son empathie pour ce petit être délicat.

On apprend par exemple dans cet ouvrage que les larves de libellule vivent entre 2 et 5 ans avant de ramper à la surface de l’eau et de quitter leur exuvie, ou encore que les libellules ont côtoyé les dinosaures (puisqu’il s’agit d’un des plus vieux insectes du monde) et qu’elles faisaient alors jusqu’à 70 cm d’envergure !

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Les photographes qui travaillent pour les éditions de la Salamandre s’engagent à suivre une charte rigoureuse, respectueuse des espèces et des milieux (label Photographie Nature Responsable). On retrouve l’intégralité de cette charte sur leur site internet. Il s’agit, par exemple :

  • de conserver une distance d’observation pour éviter de provoquer l’envol, la fuite ou l’effroi
  • de renoncer à prendre une photographie si cela peut perturber durablement l’animal ou son environnement
  • de pratiquer un travail très discret (pour ne pas contrarier les animaux)
  • ou encore de ne pas truquer l’image

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Pour aller plus loin :

  • une émission très sympathique de 45 minutes, intitulée Pourquoi les libellules ? sur RFI, avec 2 entomologistes (en 2 parties) : ici puis ici
  • de l’importance de protéger les zones humides : ici
  • le site internet des éditions de la Salamandre se trouve ici
  • Daniel Magnin propose, sur son site officiel, une généreuse galerie de photographies : ici

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