A chacun son buddha bowl

776

(toutes les photos de cet article ont été glanées sur le net, surtout sur Pinterest)

Vous l’aurez compris, ce blog est dorénavant vegan 🙂

Avez-vous constaté que les médias parlent de plus en plus du buddha bowl ? Il existe déjà plusieurs bouquins sur le sujet, par exemple en anglais ou en allemand. Les éditions françaises ne devraient pas tarder à s’y mettre. Et dès que j’entendrai parler d’un restaurant qui se spécialise dans le budhha bowl, promis, j’en parle ici 🙂

Ce qui est primordial à mes yeux dans le buddha bowl :

  • un grand bol
  • de la bienveillance (pas de produits animaux)
  • une préparation sans prise de tête
  • le plaisir des yeux
  • un assortiment sain et équilibré
  • on se régale !

*

Un grand bol  

782   783

Une fois rempli, le bol donne visuellement un sentiment d’abondance, de générosité. En outre, le bol est le récipient que les moines bouddhistes utilisent pour leur repas, chaque moine ayant son propre bol.

Dans son ouvrage L’Art de la frugalité et de la volupté, Dominique Loreau résume assez bien la cuisine bouddhiste japonaise, la shojin ryori (« cuisine pour l’avancement spirituel et la dévotion ») :

La shojin ryori, cuisine du corps et de l’âme, a pour but de faire progresser spirituellement ses adaptes à travers l’acte de préparer et de consommer les repas. L’entraînement à ce genre de cuisine exige de la part de celui qui la pratique un sens de l’effort total ainsi qu’un parfait contrôle de soi, deux qualités élémentaires et essentielles dans le bouddhisme zen.
Elles impliquent le choix d’aliments de saison, des préparations variées, le respect et le goût des ingrédients, l’économie dans les gestes, l’exactitude et à travers tout cela l’appréciation de la vie en général, la recherche d’encore plus d’harmonie avec le reste du monde et un parfait accord avec soi-même.
C’est un véritable entraînement à la simplicité et à la frugalité (même les épluchures, dans les temples zen, doivent être utilisées), une activité de caractère sacré. Dans la pratique de cet entraînement, couper un navet n’est pas moins important que lire ou méditer. Esthétique, morale, éthique, santé, économie, tout y a trait.

*

De la bienveillance

773   770

Sur internet, on voit parfois des buddha bowl contenant un œuf poché, des crevettes, ou même carrément de la viande. Selon moi, c’est en contradiction avec le principe même du buddha bowl, puisque la religion bouddhiste prône le respect des animaux et la non-violence. Alors, dans la mesure où l’on peut vivre en bonne santé sans consommer de produits animaux, pratiquons sans modération le buddha bowl dans une version 100% vegan 🙂

La bienveillance, ça implique aussi le respect du produit. Le moine japonais Dogen, 13e siècle, écrivait ainsi dans Instructions au cuisinier zen :

L’essentiel dans l’art de cuisiner est d’avoir une attitude d’esprit profondément sincère et respectueuse envers les produits et de les traiter sans juger de leur apparence, fût-elle fruste ou raffinée. […] Un plat préparé avec de riches ingrédients n’est pas nécessairement supérieur et un bouillon d’humbles légumes n’est pas nécessairement inférieur. Lorsque vous cueillez ou préparez de vulgaires plantes sauvages, faites-le sincèrement, de tout votre cœur et traitez-les avec autant d’égards que les produits les plus rares.

*

Une préparation sans prise de tête

777   778

Le but : se faire plaisir, comme avec une jolie salade composée ou une poêlée appétissante. Il ne s’agit pas de passer 2 heures aux fourneaux, bien au contraire. Si certains des composants du bol nécessitent évidemment une cuisson (féculents, légumineuses, certains légumes comme le brocolis ou les petits pois), de nombreux aliments se consommeront crus (avocat, carotte, choux rouge, concombre, poivron rouge, tomate…) et il suffit donc de les éplucher (s’ils ne sont pas bio) et de les découper.

Personnellement, je me facilite la tâche en ayant toujours à disposition, dans le frigo, des féculents (riz, pâtes, quinoa…) et des légumineuses (lentilles, pois chiche, haricots rouges…) cuits à l’avance. Du coup, pour la préparation d’un buddha bowl, l’étape de cuisson ne concerne souvent qu’1 de mes légumes.

*

Le plaisir des yeux

781   772

Avant le plaisir des papilles, le buddha bowl apporte en premier lieu une satisfaction visuelle.

Dans un idéal, on utilise un bol qu’on trouve beau et qu’on aime utiliser, toucher. Si on en possède plusieurs, on varie les plaisirs selon son humeur, la saison ou encore la couleur des aliments sélectionnés. De plus, dans le buddha bowl, on ne mélange pas tous les aliments comme dans une poêlée : chaque composant est distinct, apprécié pour ce qu’il est, et l’on sait très exactement ce que l’on mange. Concernant la taille des morceaux, elle devrait nous épargner le couteau pour se contenter d’une fourchette, ou bien encore, tout simplement, pour utiliser des baguettes.

*

Un assortiment sain et équilibré

779   784

Manger vegan permet de manger équilibré et sain.

Ce que je mets dans mon buddha bowl :

  • 1 portion de céréales (riz complet, pâtes, quinoa, semoule…) : pour les glucides, les protéines, les fibres, le fer…
  • 1 portion de légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots rouges, edamame, haricots noirs…) : pour les protéines, le fer…
  • 2 ou 3 portions de légumes, crus ou cuits (sachant que les légumes à feuilles vertes sont riches en calcium) : pour les fibres, les vitamines…

*

On se régale !

Pour agrémenter le tout, il existe une multitude de possibilités : huiles variées pour vinaigrette (oméga 3), sauces (vous trouverez 16 recettes de sauces vegan ici), herbes, épices, graines. On peut évidemment préparer des bols chaud-froid, des bols sucré-salé, se faire des bols pour le petit-déjeuner et bien sûr aussi pour le dessert !

999   998

*

Voici de nombreux exemples très appétissants :

  • par le magazine Cosmopolitan : ici
  • par le site internet Vegan freestyle (qui propose aussi des idées d’apéro vegan, de sandwich vegan, et ainsi de suite) : ici
  • par le magazine Elle (attention, tous leurs bols ne sont pas vegan) : ici
  • comme pour un milliard de sujets, Pinterest est également une jolie source d’inspiration quand on cherche des recettes de buddha bowl : ici

Pour en savoir plus :

  • la liste des fruits et légumes de saison, mois par mois : ici
  • L214 a lancé le Veggie Challenge, un programme dynamique et pédagogique de 3 semaines, simple et gratuit, pour tout ceux qui souhaitent diminuer, voire supprimer les produits animaux de leur consommation. Le principe : on reçoit chaque matin 1 nouvelle fiche (21 fiches en tout) dans sa boîte mail. Ca se passe ici
  • le site Vegan Pratique vous permet d’apprendre à consommer végétalien sans faire de carences : ici
Publicités

2 réflexions sur “A chacun son buddha bowl

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s