Une bouffée d’air pur tibétaine

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(couverture du Sixième dalaï-lama)

Hier soir, je me suis blottie sous la couette et je suis partie pour le plateau du Tibet, grâce à la très réussie bande dessinée Le Sixième dalaï-lama (tome I) 🙂 Cet ouvrage, déjà édité en Chine, apparaît maintenant en France aux éditions Fei.

Il s’agit du récit historique (et romancé) de la vie de Tsangyang Gyatso (1683-1706), le seul dalaï-lama de l’Histoire qui ait refusé de mener une existence rigoureuse de moine, préférant s’adonner à la poésie, l’alcool et les soirées entre amis dans les bordels des environs. L’austérité d’une vie monastique, très peu pour lui !

Pour en savoir un peu plus sur Tsangyang Gyatso, cliquez ici. Il est connu pour ses textes poétiques.

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Mais revenons-en à cette très jolie BD, qui s’adresse à nos cœurs d’enfant et qu’il ne faut pas hésiter à lire très, très lentement pour en savourer les ambiances envoûtantes 🙂 Cible : les pré-adolescents, les adolescents, mais aussi les adultes.

Le pitch des éditions Fei :

Tawang, Sud du Tibet, 1682. Lobsang Rinchen vit paisiblement avec ses parents dans un petit village perché en Himalaya. Un matin, alors qu’il part retourner les champs accompagné de Gelaï, son petit renard, il fait la connaissance de Makye Ame, la fille du seigneur de Tawang. Une grande amitié naît peu à peu, et le duo devient trio avec l’arrivée de Dédi, la confidente de Makye Ame. Mais pendant ce temps, l’empereur de Chine apprend qu’on lui a caché la mort du 5e dalaï-lama. Les lamas doivent partir à la recherche de la réincarnation du dalaï-lama et vont bientôt se retrouver à Tawang, bousculant le quotidien de nos trois amis…

Ce que j’ai beaucoup aimé :

  • les personnages principaux, très attachants : le jeune héros Lobsang, proclamé réincarnation du dalaï-lama à 14 ans (il n’a pourtant rien demandé, pauvre gosse !), et la fille du chef du village, Makye, qui tombent peu à peu amoureux l’un de l’autre
  • le petit renard Gelaï, le meilleur ami de Lobsang
  • la nature, omniprésente, qui réunit les deux enfants : un magnolia dans lequel Lobsang grimpe pour y cueillir une fleur, Lobsang qui comprend le langage des oiseaux (voir couverture de la BD, plus haut), les paysages tibétains, une mère ours et sa progéniture, une voûte céleste littéralement éclaboussée d’étoiles quand vient la nuit…
  • la retranscription des ambiances tibétaines et bouddhiques (villages, fêtes)
  • la beauté de certains détails (meubles et bijoux typiques)
  • la mise en couleur parfois douce, parfois chatoyante

Bref, avec le Sixième dalaï-lama, on abandonne nos petites vies étriquées pour une grande bouffée d’air pur, et ça fait un bien fou 🙂

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Pour visionner d’autres planches, ça se passe ici 🙂

Le deuxième tome sort en mai et j’ai hâte !

Le Sixième dalaï-lama
Editions Fei, 2016
Dessins : Zhao Ze. Scénario : Guo Qiang.
Prix : 19 €

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