Le paradis à portée de main

persian

(peinture perse, XVe siècle)

Voilà déjà plus d’1 mois, j’assistais aux cours sur les jardins orientaux de Sylvie Depondt, à l’école du Louvre. Entre temps, j’ai déménagé et nous voilà déjà rendus en août ! Je tenais malgré tout à poster un petit article sur ces 5 cours qui m’ont littéralement transportée…

Et pour commencer, voici un petit bijou perse du XVe siècle (ci-dessus). Je suis tombée amoureuse de cette œuvre : puissance graphique, poésie du sujet, couleurs réjouissantes. Elle se trouve au Metropolitan Museum of Art (New York). Il s’agit d’une scène courtoise : dans un décor printanier, un homme prépare une coupe de vin à une jeune fille. Il n’est pas rare que les peintures perses soient inspirées de la tradition chinoise (l’arrivée des Mongols a fait connaître aux peintres iraniens les techniques picturales chinoises). En l’occurrence, ici, plusieurs éléments y font référence : le support (soie), la silhouette tortueuse de l’arbre, ou encore le fond neutre. Matériaux utilisés : peinture à l’eau, or.

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Le jardin oriental en quelques mots :

– il est clos et secret
– il est symétrique
– une de ses composantes essentielles : l’eau, source de vie (système d’irrigation)
– il reflète le ciel (grâce au bassin d’eau)
– il est à la fois ornemental et nourricier
– c’est un jardin d’agrément et de plaisir, qui parle à nos 5 sens. Quelques exemples : instruments de musique, plumage des oiseaux, fruits sucrés offerts par la végétation, narines chatouillées par le parfum des fleurs, ombre rafraîchissante des plus grands arbres…
– il offre une végétation abondante (palmeraie, potager et/ou vignoble)

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Les jardins suspendus de Babylone

Les jardins suspendus de Babylone, classés parmi les « sept merveilles » du monde antique (avec par exemple la pyramide de Kheops), n’ont malheureusement pas été retrouvés en Irak : archéologiquement, contrairement à d’autres éléments de Babylone, nous n’avons aucune preuve des jardins. Seul témoignage de ces jardins suspendus : les nombreux textes antiques qui les ont chantés.

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Le chahâr bâgh (du persan « quatre » et jardin ») est un jardin structuré par quatre canaux, représentant les quatre fleuves du paradis : eau, miel, vin, lait. On est en plein rêve 🙂

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Je termine cet article avec un bas-relief assyrien provenant de Ninive, représentant un fastueux banquet (British Museum). La végétation (palmiers, vigne…) y est exubérante et enchanteresse !

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