Paradis oriental

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(photo prise par un certain leon_1970, répertorié sur Flickr)

L’exposition  Jardins d’Orient, de l’Alhambra au Taj Mahal, à l’Institut du Monde Arabe, est tout simplement magnifique ! Si je devais résumer cette exposition en quelques mots, je choisirais les suivants : sensorialité, art de vivre, douceur, foisonnement.

On y découvre photos, objets (éléments de fontaine, instruments de musique…), superbes miniatures du Moyen-Âge, textiles anciens, peintures des XIXe et XXe siècles, œuvres contemporaines. Une vidéo nous projette dans les jardins d’Orient actuels, tandis que tout au long du parcours de l’exposition, des chants d’oiseaux accompagnent avec ravissement le visiteur…

Ci-dessous, un petit panel de ce qui m’a émerveillée :

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Les tapisseries égyptiennes

tapisserie

Je suis tout simplement restée scotchée devant la tapisserie de Ali Seliem, et je suis retournée l’admirer à la fin de ma visite. Dimensions : environ 150 x 150 cm. Elle s’intitule Village Life. On y trouve une foultitude de détails sur les joies de la vie de village. Les animaux et en particulier les oiseaux, y occupent une place très importante (dans les airs, sur l’eau, dans le feuillage des arbres).

L’Egypte a une longue tradition de tapisserie (laine et coton).

J’en profite pour parler un peu du Centre artistique Ramsès Wissa Wassef, établi dans la banlieue du Caire, qui permet à de jeunes artistes égyptiens, et notamment des tisserands, de développer leur univers et de se faire connaître. Ce centre a maintenant une renommée internationale. Ils ont un site officiel (ici) mais aussi un compte Pinterest qui vous en mettra plein les yeux 🙂 A lire également, un article qui retrace le parcours de Ramses Wissa Wassef : ici. Les convictions de Wissa Wassef (1911-1974) : l’éducation artistique des jeunes et la noblesse de l’artisanat. Il a ainsi dit :

I had this vague conviction that every human being was born an artist, but that his or her gifts could be brought out only if artistic activity was encouraged from early childhood by way of practising a craft… The creative energy of the average person is being sapped by a conformist system of education and the extension of industrial technology to every sphere of modern life.

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Bas-relief au vendangeur

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Ce charmant bas-relief, plein de poésie, représente un vendangeur torse nu avec une hotte sur le dos. Il cueille des grappes de raisin dont les fruits sont aussi gros que sa main. Au IVe siècle, la ville de Antinoé, en Egypte, était riche en églises et en monastères.

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Miniatures orientales

Ne serait-ce que pour découvrir d’autres miniatures aussi jolies, il faut absolument que je prenne le temps d’aller à la bibliothèque de l’Institut du Monde Arabe.

Ci-dessous, Barbad caché sous un cyprès enchante le roi Khusraw Parvis avec sa musique. Gouache sur papier, XVI e siècle.

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Ci-dessous, Scène dans un jardin. Gouache sur papier, XVIe siècle. Miniature ornant un ouvrage de Hoseyn Gazorgâhi (département des manuscrits orientaux, BNF) :

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Le dragonnier

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C’est en découvrant le tableau Le Jardin d’essai d’Alger (1925) de François Quelvée lors de l’exposition, que j’ai compris ce qu’était un dragonnier. Il existe plusieurs espèces de dragonniers (d’espèces et de tailles très variables). Il s’agit d’une plante exubérante et pleine de caractère, qui produit un effet spectaculaire quand elle est plantée en allée (comme sur ces photos prises dans le jardin d’essai d’Alger).

Le jardin d’essai d’Alger, crée en 1832, est un centre de production botanique, mais aussi un centre d’enseignement et un lieu de promenade.

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Les dessins de Pascal Coste

Pacal Coste, architecte français du XIXe siècle et grand voyageur, a travaillé dans plusieurs pays d’Afrique du Nord et notamment en Egypte. Ses dessins m’ont beaucoup plu.

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Dès la plus haute Antiquité, grâce à la technique, l’homme a pu transformer des lieux très secs et très chauds en jardins luxuriants. Sur ce petit bijou de dessin, le Tigre alimente en eau les environs de Bagdad (crayon et plume, dessin sur papier, 1841).

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Les peintres orientalistes

Félix Ziem et Honoré Boze sont deux peintres orientalistes (mouvement littéraire et pictural du XIXe siècle). Parmi leurs tableaux, Ziem a réalisé Crépuscule sur les bords du Nil a Damanhour (ci-dessous), tandis que Boze a peint Campement des cavaliers arabes près de Tlemcen (juste après).

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Le jardin du parvis de l’Institut du Monde Arabe

A l’occasion de l’exposition, l’IMA a demandé au paysagiste Michel Péna de concevoir, pour le parvis du musée, un jardin oriental contemporain. Le défi était compliqué à relever (environnement ultra-moderne, bâtiment de Jean Nouvel) et il s’en est, semble-t-il, plutôt bien sorti ! En outre, ce jardin éphémère propose une buvette avec thé à l’hibiscus et pâtisseries orientales, ce qui permet, du coup, de se régaler dans un endroit tout à fait charmant.

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