Fleurs de béton à Paris

Aujourd’hui, balade dans Paris par temps ensoleillé. Ci-dessous, un petit aperçu de ce qu’on peut voir dans la capitale en flânant pendant 1 heure.

Alice au pays des merveilles revisitée par le street art :

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Une mystérieuse tour, émergeant discrètement derrière les immeubles du Marais :

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Des créatures bleu cobalt envahissant joyeusement la façade du squat artistique du 59, de la rue de Rivoli (portes ouvertes toute l’année) :

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Suis-je la seule à voir ici un kimono ?
Je suis sûre que non 🙂

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Les jolis mots de la rue :

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C’est bon le Japon ! est un festival culinaire japonais sympathique, une fois par an, avec dégustation de saké, pâtisseries variées délicieuses, bentos, vaisselle artisanale, ateliers…

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PS : merci pour l’appareil photo, Rodolphe !

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Bientôt un nouveau nid… (4)

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Notre appart (ou notre maison, je ne sais jamais comment le dire) est en vente depuis moins de 2 mois et nous avons déjà signé un compromis : c’est cool ! Je croise les doigts pour que l’acheteur ne se rétracte pas (il a encore plusieurs jours pour changer d’avis).

C’est donc, doucement, une page qui se tourne…

Ce que j’ai le plus aimé dans cette maison où nous avons passé 7 ans :

  • la chambre sous les toits : le grand lit moelleux, le soleil qui venait nous dire bonjour, les moments de complicité, la lecture à deux, m’endormir à côté de toi, la pluie sur le Velux, des centaines d’heures à bouquiner et à rêvasser…
  • la terrasse : nos plants de menthe et de verveine, le parfum de la glycine du voisin, la chatte de la voisine qui venait régulièrement nous rendre visite, le ciel plein d’étoiles en hiver…
  • l’ambiance de village : le calme, les cloches de l’église, les oiseaux qui s’égosillent, ma balade à l’ancien lavoir, le ru secret tout poilu d’herbes folles et le verger aux arbres tordus…
  • aux beaux jours, faire de bons gros courants d’air en ouvrant toutes les fenêtres de la maison
  • prendre l’apéro avec toi dans le canapé

*

Et c’est donc une autre page qui s’ouvre, avec un nouvel appart à trouver ! J’ai fait ma première visite de F1 aujourd’hui, à Asnières. Ca s’est très bien passé. Normalement, j’en fais une deuxième en fin de semaine, cette fois dans le centre ville de Clichy.

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(petit nid breton, dessin de Pascal Moguérou)

Liste de ce dont j’aurai besoin dans mon prochain appart si je veux garder toute ma santé mentale, rester zen et me sentir chez moi :

  • mes livres
  • du parquet au sol
  • mes posters préférés, mes kokeshis, ma collection de vaisselle japonaise artisanale, mes coussins moelleux
  • pas de vis-à-vis direct
  • un frigo vert (ou bleu) (ou jaune)
  • une connexion internet
  • un meuble à plans/à dessins (avec de nombreux tiroirs plats pour rangement dessins, papeterie, perles, bricolage)
  • le kakemono que j’ai trouvé chez Minowa, avec un héron et des lotus

Ne me reste plus qu’à me renseigner sur la possibilité de trouver ou non, en France, un frigo de couleur de petite taille. Et à dénicher un meuble à plans à prix raisonnable (ce qui ne va pas du tout de soi).

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Musée imaginaire ~ la pluie

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(double page d’un carnet de croquis Moleskine, dessin de Mattias Mackler)

[5e volet de mon musée imaginaire : la pluie]

J’ai toujours aimé la pluie. Je la perçois comme un élément à la fois apaisant et revigorant ! Quand je l’entends tapoter de ses mille petits doigts sur le velux de la chambre, j’ai l’impression qu’elle veut jouer et qu’elle m’appelle. Quand elle tombe en trombes puissantes, elle me fait l’effet d’une reine, d’une impératrice. A-t-on déjà vu des enfants ne pas aimer la pluie ? pourquoi les adultes s’entêtent-ils à la trouver déprimante ? La pluie est un cadeau.

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Pluie du soir

Kawase Hasui est un artiste japonais de la première moitié du XXe siècle, célèbre pour ses paysages, ambiances saisonnières (neige, pluie…), scènes de nuit et nuances de bleus. Il privilégie les lieux et les atmosphères aux personnages, représentant souvent ces derniers par de discrètes silhouettes. En 1956, le gouvernement japonais lui a décerné le titre de Trésor national vivant. Il a réalisé 600 estampes et celle-ci, que j’adore, s’intitule Pluie du soir.

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Tlaloc, dieu de la pluie

Oui, il fait peur et oui, il a l’air méchant. C’est à cause de ses crocs, de ses gros yeux en forme de serpents et de sa langue bifide.

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Au lycée, pendant les cours d’histoire et de géographie, je m’ennuyais ferme. Un des rares chapitres du manuel scolaire qui m’intéressait, dans les toutes dernières pages, concernait les cultures amérindiennes. Ces pages, qui étaient donc officiellement au programme, n’ont malheureusement jamais été abordées par les professeurs. Elles devinrent pour moi un magnifique support d’évasion. J’ai beaucoup fantasmé sur ces peuples qui bâtissaient des temples immenses au cœur d’une forêt luxuriante. Je me souviens avoir été très séduite par l’esthétisme de l’art précolombien : motifs arrondis, formes harmonieuses, omniprésence de la pierre…

Tlaloc est le dieu aztèque de l’eau et de la pluie. Un dieu central, donc, pour ce peuple qui craignait la sécheresse autant que les cyclones. Les Aztèques ont souvent commis des sacrifices humains (il s’agissait généralement d’enfants) pour contenter Tlaloc. Les formes pyramidales que vous voyez sur la coiffe de Tlaloc évoquent les montagnes où ce dernier conserve l’eau. Il s’agit ici d’une céramique à anses du XIV ou XVe siècle.

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Fleurs de papier

L’ombrelle japonaise (wagasa) est un parapluie traditionnel confectionné avec du papier japonais (le washi) et du bambou. Il est verni à l’huile et au tanin de kaki, pour l’imperméabiliser.

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En arrivant au Japon, l’ombrelle a remplacé le chapeau de paille et le manteau. D’abord très onéreuse, elle est devenue plus accessible à la période Edo. Malheureusement, au cours de l’ère Meiji, les Japonais découvrent le parapluie occidental (résistant et bon marché) et abandonnent progressivement le wagasa.

Toutefois, le wagasa est encore très utilisé : cérémonies, festivals, manifestations artistiques. Quel objet splendide !

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Averse d’été

Si je vois plutôt d’un mauvais œil l’arrivée sur les étalages de la pastèque sans pépins ou du kiwi sans poils, ces absurdités ne me posent pas le moindre problème quand ce sont les artistes qui leur donnent vie. J’aime beaucoup cette œuvre « pop », rigolote, sans prétention, de Sarah Illenberger. Peut-être parce que c’est exactement comme ça que je vois la pluie : un événement joyeux qui ravigote !

Sarah Illenberger

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Manteaux de pluie

La beauté se niche souvent dans les objets bien pensés. Voici deux réalisations artisanales venues d’Asie, très abouties.

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Le premier « manteau » provient du Népal : les habitants de la vallée se protégeaient des averses de la mousson grâce à cette fabrication en feuilles de bauhinia vahlia et en treillis de bambou. La deuxième réalisation provient du Vietnam : les montagnards se préservaient de la pluie grâce à ce capuchon en rotin et bambou, dont raffolent maintenant les collectionneurs d’objets ethniques !

Journée de lin

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(I love my bed – illustration de Anita Jeram)

Aujourd’hui, c’est cocooning. Je ne sortirai que pour aller donner une dizaine de bouquins à la bibliothèque (on a fait du tri) et pour aller acheter quelques fruits et légumes. Ah, et peut-être du chocolat !

Ah et puis c’est décidé : à partir de maintenant, quand je mets le pied dehors, j’emporte mon appareil photo. Le but : garder une trace visuelle des détails qui provoquent chez moi un sentiment poétique, comme par exemple cette brassée de lin aussi ravissante qu’inattendue (c’est la première fois que je vois du lin pousser dans la rue), semée par le vent sur le coin d’une maison, comme pour donner un petit goût de merveilleux à la balade du banlieusard. Quand la nature fait du street art 🙂

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J’ai d’ailleurs appris l’autre jour que la France était le premier producteur mondial de lin (Normandie, Picardie, Nord Pas de Calais).

Jules Michelet, amoureux des insectes

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(grosse fiesta chez les insectes dans Scènes de la vie privée et publique des animaux, illustrée par Grandville, XIXe siècle)

Jules Michelet est un des grands historiens du XIXe siècle (Histoire de France, Histoire de la Révolution, La Sorcière…). On sait moins qu’il s’est intéressé aux animaux (oiseaux, insectes) et qu’il a publié un livre sobrement intitulé L’Insecte, en 1857. Dans ce texte inspiré, il prend véritablement position en faveur des insectes et rend à ces petites bêtes mal-aimées leurs lettres de noblesse.

Voici quelques extraits de l’ouvrage…

Quand il s’émeut pour la vie mystérieuse des insectes…

Si l’insecte ne nous parle pas et ne veut pas nous parler, est-ce à dire qu’il n’exprime pas la brûlante intensité de la vie qui est en lui ?

Nul être ne se révèle plus clairement, mais de lui à lui, d’insecte à insecte. Ils sont entre eux ; c’est un monde fermé qui ne dit rien en dehors, ne se parle qu’à lui-même.

(…)

Pour les usages ordinaires, une télégraphie électrique existe dans leurs antennes. Mais le grand, l’éloquent langage, apparaît chez eux vers la fin, pour le moment court, il est vrai, qui de près annonce la mort, la grande fête de l’amour.

Ils parlent par l’insigne ornement qu’ils révèlent alors, par l’aile, le vol et la vie légère. Ils parlent par ces brillants hiéroglyphes de couleurs, de dessins bizarres, cette coquetterie étrange de toilettes extraordinaires. Ils parlent par la lumière même, et quelques espèces révèlent leur flamme intérieure par un visible flambeau.

*

Quand il découvre la collection entomologique d’un ami…

L’espace manque dans nos musées pour étaler la variété prodigieuse, infinie, des parures dont la Nature a voulu maternellement glorifier l’hymen de l’insecte et lui paradiser ses noces.

Un amateur distingué ayant eu la patience de me montrer de suite, genre par genre, espèce par espèce, son immense collection, je fus étourdi, stupéfié, comme épouvanté de la force inépuisable, j’allais dire de la furie d’invention que déploie ici la Nature. Je succombai, je fermai les yeux et demandai grâce ; car mon cerveau se prenait, s’aveuglait, devenait obtus. Mais, elle, elle ne se lassait pas ; elle m’inondait et m’accablait d’êtres charmants, d’êtres bizarres, de monstres admirables, en ailes de feu, en cuirasses d’émeraudes, vêtus d’émaux de cent sortes, armés d’appareils étranges, aussi brillants que menaçants, les uns en acier bruni, glacé d’or, les autres à houppes soyeuses, feutrées de noirs velours ; tels à fins pinceaux de soie fauve sur un riche fond acajou ; celui-ci en velours grenat piqué d’or ; puis des bleus lustrés, inouïs, relevés de points veloutés. Ailleurs des rayures métalliques, alternées de velours mats…

*

Quand il s’exprime sur leur grand potentiel esthétique :

L’orfèvre, le lapidaire, feront bien de leur demander des modèles et des leçons.

(…)

La Nature, qui est une femme, dira que pour parer ses sœurs, au tissu doux, léger, de l’ancien cachemire, il faut inscrire, non pas les tours de Notre-Dame, mais cent créatures charmantes, – si vous voulez, ce petit prodige, si commun, de la cicindèle, où tous les genres sont mêlés ; – moins que cela, le scarabée de pourpre glorifié dans son lis ; – ou la verte chrysomèle, que ce matin j’ai trouvée sensuellement blottie au fond d’une rose.

(…)

Il faut les aimer, les contempler, s’en inspirer, en tirer des formes idéales, et des iris tout nouveaux, de surprenants bouquets de fleurs. Ainsi transformés, ils seront, non pas tels que dans la nature, mais fantastiques et merveilleux, comme l’enfant qui les désire les vit en dormant, ou la fille amoureuse d’une bellle parure, ou comme la jeune femme enceinte dans ses envies les a rêvés.

*

Quand il compare les insectes à des bijoux sertis de pierres précieuses :

Eclate donc la vie splendide ! Etincellent l’or et l’émeraude, le saphir et le rubis ! et qu’elle ruisselle elle-même, cette incandescente ardeur, torrent d’existence, torrent de lumières prodigués dans un commun et rapide écoulement.

*

Quand il leur donne la parole :

« Nous sommes toute la nature à nous seuls. Si elle périt, nous en jouerons la comédie, et nous simulerons tous les êtres. Car, si vous voulez des fourrures, nous voici en palatines, telles que n’en portera jamais l’impératrice de Russie ; et, si vous voulez des plumes, nous voici tout emplumés pour défier l’oiseau-mouche ; et, si vous voulez des feuilles, nous sommes feuilles à s’y tromper. Le bois même, toutes les substances, il n’est rien que nous n’imitions. Prenez, je vous prie, cette branche, et tenez… c’est un insecte. »

*

Voici les 2 insectes dont il parle plus haut :

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cicindèle champêtre

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chrysomèle de la menthe

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NB : le texte L’Insecte est entièrement disponible (puisque « tombé » dans le domaine public) sur le site officiel de Gallica (plusieurs millions de documents à portée de main).

Musée imaginaire ~ Papillons

marie perron(dessin humoristique de Marie Perron)

[après Âmes sœurs, Noir et Végétal, voici le 4e volet de mon musée imaginaire : papillons]

L’art a-t-il accordé aux papillons tout l’intérêt qu’ils méritaient ? Très probablement, même si ces derniers se font « discrets » dans les œuvres d’art, à l’image de leurs battements d’ailes doux et silencieux. Les papillons, venus d’un monde résolument pacifique et harmonieux, enchantent le monde sans jamais chercher à voler la vedette.

On rencontre des papillons sur certaines peintures de l’Egypte ancienne, manuscrits illuminés du Moyen-Âge, natures mortes de la peinture flamande et hollandaise, œuvres du XXe siècle (Odilon Redon et Salvador Dali, parmi tant d’autres). Et bien sûr, de tout temps, les papillons sont venus batifoler dans les beaux-arts asiatiques.

Voici mes papillons préférés 🙂

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Papillon-bijou

En 1857, dans son texte L’Insecte, Jules Michelet déplorait l’esthétisme « pesant » de l’époque et suggérait avec ferveur aux artistes de se tourner vers la nature, et en particulier vers la beauté des insectes, pour accueillir et cultiver une inspiration nouvelle et moderne. Il écrivait ainsi à propos des insectes :

Il faut les aimer, les contempler, s’en inspirer, en tirer des formes idéales, et des iris tout nouveaux, de surprenants bouquets de fleurs. Ainsi transformés, ils seront, non pas tels que dans la nature, mais fantastiques et merveilleux, comme l’enfant qui les désire les vit en dormant, ou la fille amoureuse d’une belle parure, ou comme la jeune femme enceinte dans ses envies les a rêvés.

Il faut croire qu’à la fin du XIXe siècle, l’Art Nouveau a entendu ses prières. Ce mouvement artistique né aux alentours de 1895 met effectivement la nature au cœur des préoccupations esthétiques : avec la flore (feuilles de ginkgo, orchidées, narcisses, iris…) mais aussi avec les animaux et en particulier les insectes, qui inspireront puissamment les artistes : papillons, libellules…

Voici donc, par exemple, une splendide broche Papillon, réalisée par les artisans Boucheron en 1900. J’ai découvert cette pure merveille sur Pinterest, il y a quelques mois.

broche

Cette broche est composée d’émail et de gemmes. Plus d’un siècle après sa création, elle était vendue aux enchères chez Christie’s, parmi quelques 270 autres bijoux d’Elisabeth Taylor (qui avait une des plus belles et importantes collections de bijoux du monde). Loin des bijoux assez pompeux (souvent en diamants et en or) de l’actrice, ce ravissant papillon tout droit sorti d’un songe, agrémenté d’opales, aigue-marine, rubis et émeraudes, offre au regard une fraîcheur et une joyeuseté totales.

A l’origine, il rehaussait un peigne à cheveux. Il a finalement été transformé en broche.

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Papillons coquins

Je suis littéralement fan de ce dessin gentiment érotique de Jasper Goodall. Je l’ai découvert vers l’âge de 20 ans, en feuilletant Jalouse (une revue de mode pointue, que j’achetais moins pour les photos de mode que pour dévorer des yeux le travail graphique et typographique). C’était il y a plus ou moins 15 ans. Je l’ai scanné, précieusement gardé, et il fait résolument partie de mon musée intime. Talons hauts, cheveux de rêve, jeune nana jouissant de la vie, corps désirant et désiré, fantasme vivant, femme-fleur hédoniste butinée par des créatures de rêve…

jasper goodall

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Des ailes dans le dos !

J’éprouve beaucoup de tendresse et d’enthousiasme pour les sculptures de Katya Guseva. Un grand nombre de ses œuvres est visible sur Pinterest. Ci-dessous, une sculpture pleine de poésie, un peu absurde, mais finalement très sensée. Il s’agit d’une jeune femme en salopette, décolleté généreux, en train de jardiner. Elle vient d’arracher une carotte de son potager. Tout, dans cette sculpture, parle d’harmonie avec la nature : les  légumes du jardin, le chapeau fleuri, la joie de vivre en pratiquant des activités qui nous reconnectent à la terre, et bien sûr, les ailes de papillon qui transforment cette silhouette hippopotamesque en joli ballon jaune.

Katya Guseva

Voici ce que Katya Guseva dit de son travail :

I am making dolls for « big kids ». For those who still remember the road to childhood : to the time when trees were bigger and dreams were brighter…

Elle crée donc amoureusement des poupées pour « grands enfants » : ces adultes qui savent encore retomber en enfance, revenir dans ce monde où tout paraît plus grand et plus intense. J’adhère à 100 %. Nietzsche n’a-t-il pas dit que chaque être humain cachait en lui un enfant qui veut jouer ? 🙂

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Le tabouret Butterfly

Sori Yanagi (1915-2011) est un célèbre designer japonais. Sa palette créative est large : meubles, arts de la table, jouets, véhicules… Son travail allie le design industriel occidental et la tradition artisanale japonaise. Parmi ses sièges célèbres, on trouve le tabouret Elephant et bien sûr, le siège Butterfly (1954), ci-dessous. Le tabouret est traditionnellement un objet occidental (au Japon, on s’assied au sol, sur des tatamis) mais la forme de ce tabouret Butterfly rappelle les idéogrammes japonais.

Vous l’aurez compris, le Butterfly rappelle la forme, la légèreté et la grâce du papillon. Il est disponible en trois essences de bois : érable, palissandre et cerisier. N’est-il pas magnifique ?

Sori Yanagi