Sensualité en Inde

02

J’ai assisté mardi soir à une conférence intitulée Les sanctuaires de Khajuraho (Inde), à la Maison de la Chine, en face de l’église Saint-Sulpice.

Je suis venue à cette conférence sans me faire d’illusion : l’Inde est un monde très différent du nôtre et extrêmement riche, dont il ne faut pas espérer embrasser la complexité en 2 heures. Mon but ce soir là : apprendre, très modestement, 3-4 petites choses sur ce pays fascinant, sur la base des envoûtantes scultpures érotiques de Khajuraho.

112.jpg

Le site de Khajuraho, situé dans le centre du pays, est classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1986. Il a été découvert, envahi par la jungle, en 1840. La ville de Khajuraho était la capitale religieuse de la dynastie Candella (X et XIes siècles principalement). Cette ville sera progressivmeent abandonnée en tant que capitale, pour d’autres sites plus faciles à défendre. La dynastie Candella est principalement connue pour le talent de ses constructeurs, architectes, sculpteurs.

Poses lascives, tendres baisers, étreintes passionnées, positions explicites et parfois acrobatiques, nudité et nombreux bijoux corporels, reins cambrés et poitrines voluptueuses, sexes en érection… Il n’y a pas à dire, la sensualité est à l’honneur 🙂

111.jpg

Le site comptait initialement 80 temples. On en dénombre actuellement moins de 25 (et plutôt 15 si on se cantonne à ceux qui n’ont pas été lourdement restaurés). Les monuments ornés de sculptures érotiques sont, sans surprise, les plus célèbres et les plus visités, mais ne représentent en réalité qu’une petite portion (5 %) des sculptures de Khajuraho.

A l’heure qu’il est, les spécialistes ne seraient pas en mesure de donner avec certitude une signification à ces grands ensembles érotiques. On peut toutefois penser qu’elles ont été réalisées dans l’esprit du tantrisme : l’être humain ne peut atteindre la délivrance qu’en passant par le plaisir des sens, les tentations de la trivialité.

Cette conférence m’a également donné l’occasion de découvrir un livre magnifique, richement illustré : Rasa, les neuf visages de l’art indien. Il s’agit du catalogue d’une exposition qui date de 1986 (!) au Grand Palais. J’ai pu le trouver à tout petit prix (10 euros !) sur internet. Le concept du rasa trouve ses racines dans les traditions indiennes. Les 8 rasa correspondent à 8 émotions de l’expérience esthétique (théâtre, musique, danse) : amour, rire, chagrin, colère, énergie, peur, dégoût, étonnement.

Merci donc à la conférencière Magalie, dont le site internet Fenêtre sur l’Inde, en construction actuellement, est ici.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s