Bientôt un nouveau nid…

rongeur

(photo Jean-Louis Klein)

Ca y est, j’ai enfin acheté le bouquin Vivre heureux dans un petit espace, de Dominique Loreau. A chaque fois que je lis un livre, je ré-écris avec attention les passages qui me parlent. Cela me permet de m’en imprégner profondément, de les assimiler. Un exercice puissant.

Voici quelques extraits de l’ouvrage :

Les habitants de Kyoto habitent souvent de minuscules intérieurs ravissants dans lesquels ils n’ont rien cherché à changer, améliorer ou moderniser depuis des décennies. Ils ont donc beaucoup de temps à eux, en dehors de leurs heures de travail, pour goûter à une multitude de petits luxes de l’existence, tels que flâner le long de leur belle et grande rivière, la Kamo-gawa, ou aller à bicyclette à l’autre bout de la ville acheter quelques pâtisseries « de saison » à déguster avec un thé vert mousseux. C’est aussi pour eux l’occasion d’aller passer quelques moments, sur leur trajet, dans un des multiples jardins zen de la ville, de sentir le vent, d’admirer la couleur du ciel ou de cueillir une fleur sauvage le long du chemin.

Avoir, ou plutôt prendre du temps pour ce qui nous plaît devrait être une chose naturelle. Non un luxe. Et puis, avoir du temps permet de faire chaque chose à fond, de vivre de manière plus authentique. Chaque instant devient alors une goutte d’éternité.

Léonard de Vinci : « Les petites maisons et les petites pièces renforcent l’esprit, les grandes l’affaiblissent »

La maison doit être un lieu où le tumulte fait place à la placidité, et la fatigue à la vitalité. Les taoïstes, ces maîtres de l’énergie vitale, se contentaient d’un petit logis décoré de quelques rares objets symboliques, de quelques pots de fleurs, d’un jardin de rocailles miniature et d’un rouleau représentant un beau paysage.

Il est parfaitement possible de jouir de mille richesses sans avoir beaucoup d’argent ni d’espace. Il suffit de savoir dépenser peu avec style et élégance et de ne posséder que quelques belles choses en les utilisant avec goût et intelligence.

En apprenant à vivre bien dans un petit logis, vous réaliserez à quel point vivre en-dessous de ses moyens est non seulement l’expression même du bon sens mais le summum du luxe.

Un petit cottage anglais ne rend-il pas l’hiver plus poétique ? S’il semble aussi « cosy », c’est justement parce que le temps est glacial à l’extérieur. La maison est un instrument à affronter le cosmos. Bachelard, dans son ouvrage La Poétique de l’espace, écrivait que « plus condensé est le repos, plus fermée est la chrysalide, plus l’être qui en sort est l’être d’un ailleurs, plus grande est son expansion ».

L’habitation rêvée serait peut-être celle dans laquelle on se réveille chaque matin avec une confiance absolue en la vie.

Li Yu, célèbre poète chinois, a longuement souligné l’importance de l’intimité dans le caractère d’un logis. Pour lui, c’est une pièce de taille modeste, sans prétention et familière, où l’on a chaud en hiver. C’est tout simplement une pièce vivante et dans laquelle on aime être.

 

Une maison très poilue en Islande, ravissante photo de Grant Dixon :

ICELAND

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