Un petit souci avec le ménage ?

FEES mai2007-32

(la paresse est une des principales caractéristiques des fées de Pascal Moguérou, avec la gentillesse, la douceur, la gourmandise, la sensualité et la coquetterie)

L’un des bouquins de Dominique Loreau s’appelle Faire le ménage chez soi, faire le ménage en soi. Je ne dirais pas que ce livre m’a transformée en fée du logis, loin de là, malheureusement ! Il a toutefois le mérite de m’aider quand je n’y arrive pas toute seule. Feuilleter un bouquin de Dominique Loreau, c’est, en général, l’assurance de passer rapidement à l’action 🙂

Quelques extraits :

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Les règles sont quelque chose imposé du dessus (gouvernement, religion, société, famille…), alors que la discipline est quelque chose que l’on s’impose parce que l’on sait que cela va nous apporter un plus, par exemple l’énergie ou la sérénité. C’est cette autodiscipline qui donne de l’ampleur à sa vie, nous permet de ne pas être victime des circonstances mais, au contraire, de devenir maître de sa propre vie.

Les Japonais se posent rarement des questions existentielles. Par contre, tous font beaucoup de ménage. Ce peuple sait instinctivement que se concentrer sur quelque chose aide à libérer les tensions intérieures et à trouver le calme.

Au Japon, on s’occupe moins de ce que l’on fait que de la manière dont on le fait. Prendre les choses dans l’état où elles se trouvent et en tirer le meilleur parti, voilà la façon de vivre des Japonais. Ils estiment que tout, dans leur demeure, peut être une œuvre d’art tant que l’ordre naturel, la simplicité, la sincérité et la fantaisie y sont maintenus. Ils nettoient ce qu’il y a à nettoyer sans se poser de question.

Le maître zen Dogen se mettait à la place des êtres et des objets inanimés. Dans le monde du zen, tout a la même importance, personnes ou choses. Le zen recommande de ne rien manipuler avec rudesse, de ne pas préférer un objet délicat à une planche à découper parce que celle-ci est vieille et usée. Tout objet a sa valeur parce qu’il a son utilité. Ce qui compte, c’est l’attitude de celui qui l’utilise. Ce qui fait sa valeur, c’est le degré de respect et de gratitude qu’a son utilisateur envers lui.

Dans la plupart des intérieurs zen, la beauté de la pièce est jugée par ce qui en a été retiré et le vide qu’elle a ainsi à offrir. Débarrassez-vous maintenant de tout ce qui ne contribue pas à la qualité de votre vie, à votre santé ou à votre apparence. Si un objet n’est pas indispensable, inutile de le conserver. En désencombrant son espace, on diminue les causes de saleté et de désordre, mais aussi de tristesse.

Si vous vivez dans un endroit dont vous aurez éliminé les babioles et autres objets inutiles, en mauvais état ou peu pratiques, vous aurez l’énergie pour poursuivre vos activités, vous adonner à vos passions et vivre selon vos goûts. S’organiser, c’est faire en sorte de créer un environnement qui vous permettra de vivre, de travailler et de vous reposer exactement comme vous le voulez.

N’avez-vous jamais eu l’impression de compter un trésor en rangeant dans l’armoire vos belles piles de linge propre et repassé ? Ces gestes doux apaisent, calment : on comprend que le plaisir repose sur quelque chose de plus profond que cela peut paraître. Draps amidonnés, futons séchés au soleil, bois poli et odorant que l’on essuie… Cette intimité avec les objets qui nous entourent permet une communion plus étroite et plus sereine avec les choses de la vie.

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