Beautés romanes à poils et à plumes

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(représentation d’un basilic à Gargilesse)

La conférence à laquelle j’ai assisté lundi dernier, appartenant au cycle Les Animaux dans la Bible et dans la religion, s’intitulait Le Bestiaire roman, une approche symbolique. Conférence délivrée par Michel Maupoix, le fondateur de l’association Rencontre avec le patrimoine religieux. Michel Maupoix a donc consacré sa prise de parole au thème des animaux dans la sculpture romane.

Points forts de sa présentation : un grand nombre d’illustrations (photos de chapiteaux principalement) et de l’humour. Point faible : il s’est cantonné à parler des beautés romanes de sa tendre région (le Centre-Val-de-Loire), au lieu de nous montrer un panel des plus beaux animaux romans sculptés de France. Bref, je suis restée un peu sur ma faim…

Quoi qu’il en soit, voici les éléments qui ont plus particulièrement retenu mon attention :

  • les concepteurs des programmes des sculpteurs de l’époque romane se sont inspirés de l’Antiquité, mais aussi des fables et du roman de Renart
  • comprendre l’art roman consiste principalement à décoder de très nombreux symboles (à l’instar des mythes, des fables, des contes) à travers les images : les symboles sont omniprésents
  • certains animaux symbolisaient clairement des notions positives : comme la colombe, ou encore le cheval, symbole de victoire…
  • d’autres, des notions négatives : le chat et le loup sont clairement des symboles de l’hérésie, le singe a des rapports avec le Diable, il y a aussi les sirènes, le serpent et le dragon (roi des serpents)…
  • d’autres encore peuvent représenter à la fois une idée et son envers. Exemples : le lion est à la fois bienveillant, noble, protecteur, mais aussi maléfique, dangereux ; le griffon (aigle + lion) n’est pas systématiquement maléfique ; le chien représente à la fois l’obéissance et la fidélité, mais aussi le pêcheur qui retombe dans ses travers…
  • contrairement à ce qu’on pense trop souvent, les sirènes sont aussi souvent des mâles que des femelles (et on trouvait à l’époque autant de sirènes-oiseaux que de sirènes-poissons)
  • le basilic est un animal mi-coq mi-serpent, dont le seul regard tue (voir illustration ci-dessus)

 

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