Papillons du dimanche

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Dimanche : le jour sacré de la pâte à tartiner chocolat-noisettes et de la glandouille sous la couette.

J’ai assisté à 4 conférences cette semaine. Si je veux parler des 4, je dois faire un focus sur ce qui a le plus suscité ma curiosité.

1. Conférence Animaux marins, grands, effrayants et symboliques au Collège des Bernadins (faisant partie du cycle Les animaux dans l’art et la religion) > analyse de deux œuvres littéraires (Moby Dick et Vingt mille lieues sous les mers) qui multiplient les références bibliques :

  • Cette conférence m’a rappelé, une fois de plus, l’étendue de mes lacunes littéraires. Car non, je n’ai jamais lu Moby Dick (Herman Melville), ni jamais lu Vingt mille lieues sous les mers (Jules Verne)…
  • Il s’agit de deux grands romans d’aventure du XIXe siècle, qui développent deux façons de vivre avec les animaux et la mer, et dont les deux capitaines (Achab et Nemo) sont très différents (voir plus bas)
  • XIXe siècle : profusion de textes sur la mer car les bateaux sont de plus en plus performants, et que la pêche se développe
  • Dans Moby Dick, tout se passe à la surface de l’eau, tandis que dans Vingt mille lieues sous les mers, on explore les profondeurs de la mer
  • Concernant Vingt mille lieues sous les mers : on connaît bien sûr les célèbres gravures de De Neuville en guise d’illustrations (puisque c’était la mode à l’époque)
  • Achab (Moby Dick) est un personnage très noir, très négatif, rongé par sa fureur et sa haine (il veut se venger de la baleine blanche qui lui a arraché une jambe dans le passé), et qui entraînera son équipage dans sa perte…
  • Nemo (Vingt mille lieues sous les mers) est un homme animé par la science mais blessé, distant, très solitaire, profondément déçu par la civilisation, qui a choisi de quitter le monde des humains… La mer est pour Jules Verne une ode à la création divine et pour Nemo une quête d’harmonie…
  • Dans ces deux romans, les créatures fascinantes deviennent des personnages à part entière ; d’ailleurs, la baleine blanche de Melville s’appelle Moby Dick, tandis que le sous-marin inventé par Jules Verne est appelé le Nautilus
  • Avertissement du conférencier : ne pas se laisser impressionner par les passages trop techniques de ces deux romans, parfois décourageants… ce que j’ai traduit de la façon suivante : ne pas hésiter à sauter allègrement tout un tas de passages pour apprécier l’intrigue et les personnages. Et mon cœur penche pour Vingt mille lieues sous les mers 🙂

 

2. Conférence De l’animal à l’homme, existe-t-il réellement des frontières ?, au Centre National des Arts et Métiers

J’ai trouvé cette conférence intéressante mais ultra-pointue (ne serait-ce que dans le vocabulaire utilisé par les deux intervenants). Voici les 4 points que j’ai voulu retenir :

  • Les éthologues sont dorénavant en mesure d’affirmer que certains animaux (exemple : les mones de Campbell, petits singes arboricoles) font de véritables phrases : leurs cris sont en réalité des suites de « mots » qui ont un sens et qui sont prononcés dans un ordre choisi (préfixes, suffixes) pour communiquer avec leurs congénères. En outre, ces animaux respectent, dans leurs échanges, des règles temporelles et sociales comparables à celles de nos conversations : éviter de se couper la parole, respecter des tours de parole, privilège accordé aux congénères plus âgés… Pour en savoir plus, c’est : ici !
  • Qu’est-ce que la danse des abeilles ? Un mode de communication ultra-complexe qui permet aux abeilles revenues de leur butinage d’expliquer à leurs congénères la distance et la direction de la source de nourriture où elles peuvent obtenir le nectar et le pollen des fleurs nécessaires à la production de miel (travaux de Karl von Frisch, qui lui ont valu d’obtenir le prix Nobel de Physiologie et Médecine en 1973). Pour en savoir plus, c’est ici !
  • Grand paradoxe : alors même qu’on découvre encore et toujours plus l’ampleur de ce qui rapproche les animaux des humains (génétique, sensibilité, empathie, modes de communication, capacité de se soigner par les plantes, capacité d’utiliser des outils, etc.), on n’a jamais autant instrumentalisé (utilisation pour la science) et maltraité (élevage industriel, pollution…) les animaux
  • Depuis 2010, on ne fait plus d’expériences sur les grands singes (sauf si c’est nécessaire pour leur santé et leur bien-être à eux)

 

3. Conférence Vers un nouveau pacte à la Cité des Sciences et de l’Industrie (dernière conférence du cycle Révolutions animales)

Prochain post.

4. Conférence Voyage dans le domaine public (exploration des richesses et potentialités du domaine public (à la bibliothèque Brassens du 75014)

Conférence passionnante ! Prochain post.

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