Peu importe le flacon ?

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(les Japonais sont connus pour leur amour déraisonnable de l’emballage)

Le Musée des Arts et Métiers propose régulièrement des conférences gratuites et qualitatives dans les domaines les plus variés. Hier soir, j’ai ainsi assisté à une passionnante conférence sur l’histoire de l’emballage en France, délivrée par Denis Woronoff, historien, spécialiste de l’histoire économique de la France et auteur d’un ouvrage sur le sujet (édition Presses Universitaires de Valenciennes) dont voici la couverture :

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L’historien a abordé un grand nombre de sujets. Quelques exemples : l’économie portuaire à partir de 1700, l’évolution des transports, le souci de protéger et d’identifier efficacement les produits, l’arrivée du chemin de fer, l’emballage qui « remplace » le vendeur (en effet, comme le commerçant, l’emballage attire et retient le client), la naissance des grands magasins et en premier lieu le Bon Marché en 1852, les flacons de parfum qui représentent parfois 60 % du prix de la fabrication du produit…

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L’emballage dans l’art pictural

Denis Woronoff, également amoureux de peinture, a commenté plusieurs œuvres ravissantes sous l’angle très particulier de l’emballage, comme cette délicate Nature morte aux gaufrettes de Lubin Baugin :

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On emballait ainsi les fiasques au XVIIe siècle car les récipients en verre étaient encore trop fragiles. La fiasque est ici bouchée par ce que l’on appelle une étoupe (un chiffon en lin ou en chanvre), une pratique très répandue. La fiasque était paillée (clissage) soit à la florentine (bandes verticales, pour le vin exclusivement), soit à la siennoise (bandes horizontales). Cet objet a suscité l’intérêt de nombreux peintres de natures mortes.

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Pour le plaisir des yeux 

Cette conférence m’a donné l’occasion d’aller glaner sur le web de nombreux exemples d’emballages poétiques, originaux, pour ne pas dire carrément merveilleux :

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Furoshiki : l’emballage japonais écolo !

Dans la dernière partie de son intervention, Denis Woronoff a souligné le manque cruel d’avancées écologiques dans le domaine de l’emballage. Entre souci d’écologie et qualité de l’emballage, il faut encore malheureusement choisir !

J’en profite pour parler ici du furoshiki, qui représente une belle alternative au gaspillage tout en emballant de façon design. En effet, avec un joli morceau de tissu récupéré dans le grenier de sa grand-mère, on peut tout emballer : les cadeaux, le pique-nique ou le repas du midi !

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Pour aller plus loin :

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