Chiyo-Ni, quintessence de la féminité

keishu takeuchi

(Jolie femme chassant les lucioles, Keishu Takeuchi, 1861-1942)

Ci-dessus, une bijin (jolie femme, en japonais) chasse les lucioles (hotaru). Sous l’éventail qu’elle manipule, on devine le faible halo lumineux de la petite bête. Les Japonais, en particulier les femmes et les enfants, ont toujours aimé les lucioles. Une de leurs traditions consiste à aller les contempler au bord de l’eau, le soir, quand arrive l’été (c’est ce qu’on appelle le hotaru gari). Les lucioles ont également fait l’objet de nombreux haïkus (poème japonais en 17 syllabes). 

Il n’y a pas que les hommes qui ont écrit des haïkus. Voici quelques poèmes de la poétesse Chiyo-Ni (période d’Edo : 1600-1868). Ses haïkus sont littéralement gorgés de féminité. En voici quelques-uns…

*

pluie de printemps
toute chose
en devient plus belle

dormant seule
réveillée par le gel nocturne
pur ravissement

le liseron du soir
la peau d’une femme
au moment où elle se découvre

au parfum des fleurs
je ne montre que mon dos
changement de robe

*

Pour aller plus loin :

téléchargement

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