Vers une bienveillance pour tous

Dans son bouquin Plaidoyer pour les animaux, Matthieu Ricard consacre plusieurs chapitres aux abattoirs et à la pêche intensive. Il prend aussi le temps de nous parler des communautés et religions qui prônent une bienveillance absolue envers les animaux. Tout d’abord, voici un extrait sur la communauté des Bishnoïs (cliquer ici pour en savoir plus, ça vaut le détour !) :

Au sein de l’hindouisme, la communauté des Bishnoïs, qui vit dans les régions désertiques du Rajasthan, est celle qui a poussé le plus loin la bienveillance à l’égard des animaux et le respect de toute forme de vie, animale ou végétale. Cette communauté de 600 000 à 800 000 membres fut fondée au XVe siècle par le sage hindou Jambeshwar Bhagavan qui enseigna 29 principes, parmi lesquels la méditation, pratiquée le soir et le matin, le pardon et la compassion. Les Bishnoïs prennent grand soin des animaux. Ils construisent des abris pour les animaux vieillissants et malades. Lors des fêtes communales, ils n’allument pas de feux la nuit pour éviter que les insectes, attirés par la lumière des flammes, ne s’y brûlent. Au XVIe siècle, des centaines de Bishnoïs tentèrent d’empêcher le puissant maharadjah de Jodhpur d’abattre des arbres ; ils payèrent de leur vie cette révolte écologique avant l’heure. Les gazelles et les antilopes sont protégées par les villageois contre les attaques de chasseurs aborigènes. Ils les nourrissent et les abritent, et celles-ci se promènent sans crainte dans les villages.

 

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(photo : Will Stuart)

Et voici un extrait sur la religion du jaïnisme (cliquer ici pour en savoir plus) :

De toutes les grandes religions, seul le jaïnisme a toujours prescrit le strict végétarisme et la non-violence absolue envers les animaux. Cette religion, née aux VI-Ve siècles avant J.-C. était très répandue dans l’Inde ancienne. Elle compte encore actuellement environ 5 millions d’adeptes, exerçant souvent une grande influence dans la société indienne. Les jaïns refusent les sacrifices et les combats d’animaux, la chasse et la pêche, de même que la consommation de viande. Les jaïns se font même un devoir de ne pas écraser en marchant des insectes ou des bêtes rampantes. Dans tous les foyers jaïns conservateurs, le matin, on n’allume le feu servant à faire la cuisine que quarante-cinq minutes après le lever du soleil de manière à ce qu’aucun insecte ne vienne se consumer sur la flamme ; pour la même raison, on cesse de cuisiner trois-quarts d’heure avant le coucher du soleil.

 

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