Qi Baishi, l’amour des fleurs et des oiseaux

Qi Baishi est un maître de la peinture chinoise du début du XXe siècle. D’origine paysanne très modeste, il porte beaucoup d’affection à ses racines et à son environnement natal. Autodidacte et doué, il prend un plaisir fou à reproduire sur papier ce qui l’entoure. Mais ce n’est qu’à partir de 40 ans qu’il va se spécialiser dans la représentations des fleurs, oiseaux, insectes.

Un très beau livre sur Qi Baishi :

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J’ai trouvé ce bouquin à la librairie du Phénix (72, bd de Sébastopol, 75003). Cette belle librairie chinoise propose également tout un tas de livres sur la Corée, le Japon, la Mongolie, le Tibet… ça vaut le détour !

Voici Qi Baishi et quelques-unes des œuvres :

 

 

Et voici quelques-uns de ses propos (recueillis par un journaliste), qui donnent une belle idée de sa tendresse et de sa curiosité infinie pour les beautés de la nature :

Autour du temple Meigong, en plus des pruniers, il y avait beaucoup d’hibiscus et quand les fleurs étaient écloses, on aurait dit que l’on avait déployé une immense pièce de brocart brodé, c’était magnifique. A l’intérieur du temple, il y avait un espace laissé vide, où j’aménageai un cabinet de travail que j’appelai « Logis poétique emprunté à la montagne ». Devant cette pièce, à l’arrière de l’habitation, je plantai plusieurs bananiers. En été, ils étendaient leur ombre verte rafraîchissante ; en automne, par les nuits pluvieuses et venteuses, le bruissement de l’eau sur leurs feuilles était particulièrement propice à la composition de poèmes.

(…)

Quand nous retournâmes à Qinzhou, c’était la saison des litchis. Les arbres dans les champs que j’apercevais de la route portaient abondance de fruits, c’était très beau. A partir de ce jour-là, je me mis à peindre des litchis. Une fois, quelqu’un vint m’apporter tout un chargement de litchis que j’échangeai contre une peinture, c’était un troc élégant.

(…)

Mei Lanfang était très affable, extrêmement poli, et d’une rare élégance. A l’époque il habitait à Beilucaoyuan, dans le quartier de Qianmenwai, son cabinet de travail s’appelait le « Pavillon aux jades rassemblés » et était arrangé avec beaucoup de goût. Il cultivait beaucoup de fleurs et de plantes chez lui ; des volubilis par exemple, il en avait une centaine de variétés différentes dont certaines avaient des fleurs de la taille d’un bol, je n’avais jamais vu cela. A partir de ce moment-là, je me mis à peindre des volubilis et des liserons.

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