Inspiration japonaise : les vases muraux

J’ai découvert le vase mural avec le Japon. J’adore le concept…

A ma connaissance, sur Paris, la boutique Kimonoya est celle qui vend le plus beau choix de « paniers » tressés pour compositions murales variées. On y trouve parfois aussi des vases muraux en céramique (selon l’arrivage). Tout est fait à la main, tout est de qualité. Ne pas se fier à leur site, qui ne donne pas une véritable idée de la beauté et de la richesse de ce magasin exceptionnel. Voici la façade de l’enseigne :

kimonoya

Voici 3 extraits de La Voie des fleurs, le zen dans l’art japonais des compositions florales, de Gusty L. Herrigel :

> Pour être associée au culte du thé et correspondre à son esprit, la plante choisie pour la Chambre de thé ne peut qu’y être présentée de la façon la plus naturelle. Souvent on n’y voit pas autre chose qu’un petit rameau soigneusement choisi, ou une fleur unique entourée de quelques feuilles vertes. Le récipient qui lui est destiné est lui-même sans prétention : un simple morceau de bambou, une calebasse, une écorce d’arbre. Il est accroché à l’un des piliers de bois précieux de la petite Chambre de thé, d’où la fleur se penche de l’air le plus naturel. Ce mode de suspension convient tout particulièrement aux plantes à liane, aux fleurs de prairie et aux végétaux sauvages.

> Le mot Ikebana, qui signifie « mettre dans l’eau des fleurs vivantes », implique le devoir d’aimer les fleurs pour elles-mêmes et de les traiter avec bienveillance. Il faut également leur donner de l’eau dans un sentiment de responsabilité à l’égard de leur vie.

> Tous les ustensiles du thé sont d’une simplicité extrême, mais choisis avec un goût raffiné. Ce sont parfois des objets anciens depuis longtemps réservés à cet usage. Le liseron, du haut de son pilier, participe à la cérémonie. On l’a auparavant aspergé de quelques gouttes d’eau, car lorsque les invités reçoivent à tour de rôle leur tasse de thé et la dégustent lentement en silence, il ne convient pas que le liseron ait soif.

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Alain Delaye parle également très bien des « fleurs de thé » dans son bouquin Les Fleurs dans l’art et la vie, en voici 2 extraits :

> Chabana (littéralement « fleurs du thé ») : arrangement simple, animé d’un esprit pour lequel les Japonais emploient un nom très particulier : le wabi. Le wabi, c’est le raffinement dans la simplicité, l’élégance rustique, la noblesse sans sophistication, la beauté réduite ou plutôt ramenée à sa simplicité essentielle. Une simple fleur parfaitement disposée dans un vase discret peut l’exprimer.

> Le chabana est un bouquet modeste, sans fracas, Il ne risque pas d’assourdir mais éveille des échos, ne cherche pas à éblouir mais suggère l’essentiel. Son esthétique est celle du presque rien.

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